Les corps se vendent la nuit de Barry Eisler

Présentation de l’éditeur :

L’inspectrice Livia Lone, spécialiste des crimes sexuels, est de retour à un poste au sein d’une unité d’élite gouvernementale luttant contre les trafics d’êtres humains. C’est l’occasion rêvée de se rendre en Thaïlande pour liquider Rithisak Sorm, la tête pensante de la machination dont elle a été victime dans son enfance. Mais après le fiasco d’une première tentative, Livia découvre qu’un ancien sniper de la marine, Dox, veut lui aussi régler le compte de Sorm.
Ils comprennent vite que, malgré leurs différences, une collaboration sera nécessaire s’ils veulent atteindre leur objectif et rendre justice. Mais, ils ignorent qu’en menaçant Sorm, ils mettent aussi en danger un trafic de grande envergure incriminant les plus hautes sphères des services du renseignement américain.
Éliminer Sorm s’avérera finalement l’objectif le plus simple de la mission… Le véritable défi sera de déjouer les plans de vengeance de ses protecteurs.

Mon avis :

Le pire de ce roman ? La fin. Non, je ne vous la dévoilerai pas, je vous parlerai simplement des notes, chapitre par chapitre, qui expliquent que oui, certaines technologies existent bien, qu’elles sont même exploitées quasiment sans soucis, que les trafics dénoncés dans le livre rapportent énormément, et qu’une « théorie du complot » n’en est pas une (avec preuves à l’appui). Ces notes sont plus dures à encaisser, finalement, que l’intrigue elle-même.

Et pourtant, l’intrigue est rude. C’est un tome 2, et je me dis que j’aurai dû lire le 1 avant pour mieux comprendre ce qu’avait traversé Livia Lone, l’enquêtrice. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement entre son nom et le fait de « vivre seule » (live alone, approximativement). Livia est seule, oui, elle agit seule, monte ses opérations quasiment seule, parce qu’elle sait bien que les moyens légaux ne sont pas vraiment adaptés à ce qu’elle souhaite faire. Pourtant, elle est approchée par un homme, B.D. Little, membre d’une unité gouvernementale luttant contre les trafics d’êtres humains (ceux qui pensent qu’ils se sont arrêtés avec la fin de l’esclavage se trompent lourdement, ou sont très naïfs, au choix). Elle est assez méfiante envers lui, ce qui est logique compte tenu de ce qu’elle a vécu et de ce qu’elle voit dans son travail. Néanmoins, elle va saisir l’occasion – d’achever ce qu’elle a commencé, en Thaïlande.

Un chapitre sur deux lui est consacré. L’autre partie est dédiée à Dox, un personnage en lien avec des organisations gouvernementales tout ce qu’il y a de plus légales. Il m’a paru immédiatement sympathique, ce Dox, parce qu’il n’hésite pas à aller contre sa mission initiale – il préfère protéger plutôt que servir. Il est toujours aux aguets, ce qui lui permet de garder la vie sauve. Il a aussi des talents certains de comédiens, qu’il utilise à bon escient. Oui, j’ai préféré les chapitres avec Dox, parce que ceux avec Livia sont sanglants, violents et, même si ce qui lui est arrivé, à elle et à sa sœur, est affreux, j’ai beaucoup de mal avec ces scènes. Peu importe que les « victimes » aient commis des atrocités dans leur vie, et soient toujours prêtes à en commettre : j’ai la faiblesse de préférer toujours la justice à la vengeance – l’un des personnages n’attendait d’ailleurs que cela, de recevoir une mort rapide. Rien n’est d’ailleurs réellement résolu, et tant qu’il y aura des personnes prêtes à s’enrichir, et d’autres prêtes à satisfaire tous leurs désirs, rien ne sera réellement fini.

 

 

4 réflexions sur “Les corps se vendent la nuit de Barry Eisler

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