Généalogie, suite, et pas fin du tout

Bonjour à tous

Le confinement m’a permis de me replonger dans mes recherches généalogiques, et même si elles sont très avancées, et bien, il est toujours des faits à (re)trouver.

Ainsi, hier, ma mère était en pleine recherche d’album de photos (oui, nous sommes confinées ensemble) : où sont les photos de l’oncle Marcel (1898-1954) ? Non, parce que j’ai une photo de l’oncle Marcel (en fait, le petit frère de la grand-mère de ma mère) à vingt ans avec son frère aîné Célestin et son père Joseph, mais je n’ai pas les deux photos de lui, adulte, avec sa femme et son chien. Elle ne les a pas retrouvés, par contre elle m’a demandé : « tu as déjà la photo du mariage de Jeannette ? » Non, je ne l’avais pas, je l’ai donc scannée. Jeannette, cousine de ma mère, s’est mariée en 1958 en l’église Notre-Dame de Grâce de Passy, Paris 16e qui était sa paroisse. Sur la photo, les mariées (forcément) mais aussi les demoiselles d’honneur, à savoir ma mère, sa soeur Martine et Annie, nièce de Jeannette. Poursuivant mes recherches généalogiques avec mes méthodes habituelles (la finesse, on oubliera, la pelleteuse, y’a que ça de vrai) je suis tombée au même moment sur…. le faire-part de mariage de Jeannette ! Comme quoi, on peut tout trouver sur internet.

Nous ne sommes sommes pas arrêtés là (enfin, si, nous fîmes des pauses) et pendant que ma mère était dans sa chambre (et moi, vissée à mon ordinateur), j’allai de temps en temps la prévenir de quelques découvertes, ou faire le point sur des faits que ma mère recherchait (non, parce qu’en termes de généalogie, la logique, on oublie). Et là, l’acte compliqué, acte de mariage d’un ancêtre direct, datant de 1776. Beaucoup de questions, comme on dit, et peu de réponses. Note : si vous, vous avez des réponses, merci de ne pas me dire « c’était toujours comme ça à l’époque » :
– le marié porte un nom… et signe avec un autre (celui que ma grand-mère portait, et étant remontée de ma grand-mère à cet ancêtre, c’était toujours le nom qui était utilisé d’ancêtre en ancêtre). Les généalogistes « qui ont toujours réponse à tout » me diraient « c’est un homonyme, cela ne vous regarde pas ». Alors… un homonyme, qui a la même mère, qui est né la même année, et a épousé une femme qui porte le même nom, le tout dans le même petit village… J’y crois très fort. Y a-t-il eu erreur quelque part ? Le nom a-t-il changé à un moment ? Si oui, pourquoi, surtout que les deux noms ne sont pas si proches que cela (Leclerc est devenu Clée).
– le mariage a été autorisé par l’évêque. Si quelqu’un peut me renseigner pour quelles raisons…. je suis preneuse, parce que le « c’était toujours ainsi », je n’en suis pas certaine.

J’ai aussi trouvé (oui, on trouve toujours de tout sur internet) le faire-part de décès de ma grande-tante Suzanne. Alors, oui, c’est un faire-part, mais, de la manière dont il est rédigé, dans la volonté de n’oublier strictement personne, c’est aussi une preuve de l’immense émotion que sa mort (à 44 ans) a suscité, de l’amour dont elle était entourée. Pour reprendre les propos de ma grand-mère au sujet de sa soeur (ma grand-mère avait 13 mois de plus, et est morte à 92 ans) : « ma soeur avait un courage que je n’avais pas. Si j’avais dû avoir la même maladie qu’elle (un cancer des intestins, dans les années 50, bref, pas du tout avec les mêmes protocoles que maintenant, pour ceux qui en douteraient), je serai morte bien avant elle ».

14 réflexions sur “Généalogie, suite, et pas fin du tout

    • Certains généalogistes ont une approche plus bucolique de la généalogie : ils flânent dans les petites mairies, demandent à consulter les registres, trouvent ou pas des actes, repartent dans une autre petite mairie…. Pour ma part, quand les archives étaient ouvertes, j’arrivais à l’ouverture, je m’installai à « mon » poste, et je repartais à la fermeture, avec ma moisson de trouvailles. Mainteantn, je peux le faire de chez moi, pratique.
      Je chercherai maintenant l’acte de mariage ou de décès des parents – en utilisant les deux patronymes.

              • Du côté de mon père, toute recherche est vouée à l’échec – un généalogiste professionnel a échoué.
                Du côté de ma mère, c’est l’Eure pour sa mère, la Seine-maritime (et un unique village jusqu’en 1698) pour son père. Ma grand-mère était une source d’une grande fiabilité, et ce qu’elle ne savait pas, ce qui la questionnait, elle l’admettait. J’aurai voulu pouvoir lui dire laquelle des deux femmes étaient sa « vraie » grand-mère paternelle, la seconde était une arrière-grand-mère par alliance (seconde épouse de l’arrière-grand-père, veuf jeune) : ses parents lui avaient demandé d’appeler les deux grands-mère, et de ne pas chercher à savoir laquelle était leur vraie grand-mère (vu qu’elle n’avait pas eu d’enfants, c’était une manière de lui faire plaisir, admis par tous).

              • J’ai une branche bloquée moi aussi car c’est en Espagne et c’est compliqué dès qu’on franchit la frontière. Avec la généalogie, j’ai fait des découvertes, comme mon grand-père paternel qui avait déjà été marié une première fois. Secret bien gardé !

              • La mienne est en Pologne, et peut-être même un autre pays de l’Est (d’après mon grand-père, que j’ai peu connu, sa mère n’était pas polonaise). Pas de secrets bien gardés chez nous, mais des faits qui peuvent choquer des personnes bien-pensantes – mes arrière-grands-parents ont divorcé, mon arrière-grand-mère étant amoureuse d’un jeune homme qui avait dix-huit ans de moins qu’elle – ils se sont mariés…L’une des soeurs de ma mère a divorcé deux fois, d’autres encore, et cela ne nous empêche pas de dormir.

              • Oh, ça ne m’empêche pas de dormir non plus ! Pour mon grand-père paternel, en apprenant le premier mariage, j’ai demandé ce qu’il en était à la « mémoire » de la famille, une cousine de 86 ans. Il s’avère que mon grand-père s’est retrouvé très vite veuf de la première dame. Il a épousé en 2de mariage ma grand-mère sur… un pari !!! Je n’ai connu ni l’un ni l’autre mais ça devait être cocasse !

              • « amoureuse d’un jeune homme qui avait dix-huit ans de moins qu’elle », tiens, on dirait Brigitte et Jupiter 😆

                La généalogie, c’est l’affaire de mon père, il a remonté loin (des ancêtres avec des nom à rallonge, bref, des nobles, ça facilite les choses) grâce à une femme dans la lignée. Il était bloqué à un étage et en passant par cette ancêtre femme, il a bondi dans les hauteurs, arrivant à des Capet, vos rois ! 😀

  1. Pour le coup de l’évêque, est-ce que ce n’est pas parce qu’il a accordé une dispense quelconque : de bans ? si la mariée était enceinte ou un des deux 2 époux malades ou si l’homme part à la guerre (je cite n’importe quoi, ce sont des exemples) et que le délai minimum n’est pas respecté, ou parce qu’il y avait un lien de cousinage ou un des 2 est mineurs ou je ne sais quoi (peut-être lié au changement de nom d’ailleurs).
    D’ailleurs pour le nom j’y pense : le marié savait-il lire et écrire ? Est-ce lui qui a signé ? Ou son nom a-t-il été mal écrit dans l’acte ? Ou a-t-il raccourci son nom dans la signature, pour prendre une forme plus facile à écrire ou une forme qui était plus souvent utilisée ?
    Oui, pardon, beaucoup plus de questions que de réponses…
    Cet été ma mère et moi nous nous sommes plongées dans des actes notariés concernant la gestion de terres par les paysans (inventaires, ventes, fermages, bail…) et on s’est éclaté ! Tellement de choses intéressantes.

    • Merci pour toutes ses pistes de recherches.
      Alors après relecture de l’acte, il s’agit bien d’une dispense de bans, reste à savoir pourquoi. Vu les noms des parents des mariés, ils ne semblent pas cousins germains, mais des dispenses pouvaient exister si le cousinage remontait plus haut, de mémoire). Les fiançailles eurent lieu la veille du mariage….et l’un des deux (le marié) était mineur.
      Pour le mariage, il a signé « leclerc », c’est plus tard qu’il a changé sa signature (par contre, son frère signe déjà « Clée »). Agé, il aura même une troisième signature, avec uniquement son prénom….
      Non, mais c’est bien au contraire. J’aime mieux des pistes que des remarques telles que « c’était comme ça, et puis c’est tout ». Je me souviens d’une personne qui m’avait dit que je ne devais pas tenir compte des prénoms « bizarres » sur les actes, dans la vraie vie, ils s’appelaient autrement, un prénom plus « portable ». Quand je lui ai demandé ses sources, et comment ils s’appelaient, finalement, la personne n’a pu me dire rien de plus…
      Oui, tellement, c’est sûr. Pour ma part, j’aime beaucoup les registres de matricule, même si certaines lectures sont difficiles (pensées pour mon arrière-grand-père, trois ans hospitalisés pendant la Grande guerre).

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