Archive | 18 avril 2020

Made in Heaven d’Ako Shimaki

Présentation de l’éditeur :

Dans une vie antérieure, Atsurô Nogi était un moine bouddhiste, et il avait juré de rester vierge toute sa vie. Mais est-il destiné aux mêmes choix tout au long de ses réincarnations ?! Quoi qu’il en soit, de nos jours, le voilà devenu mangaka. Et malgré son pucelage, il affirme pouvoir dessiner n’importe quelle scène de sexe ! Gra?ce à ses talents, bien qu’auteur débutant, il se retrouve en charge d’une nouvelle série au sein du prestigieux Weekly Shônen Gump ! C’est alors que Kanade, jeune femme à la très (très très) forte poitrine, devient son assistante. D’abord hypnotisé par les attributs de la demoiselle, il réalise très vite que pour pouvoir dessiner de voluptueux mamelons bien réalistes, il va devoir en palper avant… Tout cela par pur professionnalisme, bien évidemment ! il lui demande alors l’autorisation de la tripoter… comment réagira-t-elle ?

Mon avis :

J’ai lu ce livre avec l’opération Reste chez toi avec un manga des éditions Akata et je dois dire que son résumé est sans doute le plus abracadabrant que j’ai lu. Songez donc : nous avons un jeune mangaka, encore en formation, qui prend en charge une nouvelle série. Bien. La difficulté est qu’il doit dessiner des scènes de sexe, lui qui a décidé de rester vierge (les filles, aucun intérêt, les garçons, non plus). Non seulement il reçoit l’aide pour son travail d’une assistante fortement gâtée par la nature, mais il découvre qu’ils se sont déjà côtoyés dans une vie antérieure, et c’est cette histoire qu’il raconte dans son manga.

Compliqué ? Non, mais le pauvre Atsurô Nogi se demande s’il doit ou non céder à la tentation, toucher juste un peu, aller plus loin. L’un de ses amis, par contre, a une idée très précise : oui Atsurô Nogi doit aller plus loin, mais avec lui. Un ménage à trois ? Pas tout à fait, mais certaines scènes du manga, ou du passé comme on voudra, sont très explicites sur les désirs des deux garçons, ceux de Kanade sont un peu mis de côté – oui, son consentement n’est pas vraiment au coeur d’une des scènes, quiproquo très (trop ?) fréquent dans la littérature, même si l’on a plutôt l’habitude qu’un garçon prenne, dans le noir, une fille pour une autre, et non une fille pour un garçon. Et non, ce n’est pas du tout un compliment d’avoir confondu ses seins avec les fesses d’un garçon (mais alors pas du tout, du tout, du tout). Ne venez pas me dire que le consentement, on s’en moque, non, ni dans un roman, ni dans un manga.

Un manga que je n’aurai certainement jamais connu sans le confinement….

Dr Slump, tome 1 : La naissance d’Aralé d’Akira Toriyama

Edition Glénat – 246 pages

Présentation de l’éditeur :

Au village Pingouin, le Dr Slump a fabriqué un robot, Aralé, et lui adonné l’apparence d’une petite fille.
Celle-ci va découvrir le monde qui l’entoure avec une naïveté déconcertante. Les personnages qui vont faire sa connaissance auront parfois bien du mal à la suivre…

Mon avis :

Je le répète : lire et écrire des avis, en ce moment n’est pas forcément facile, je profite donc de l’opération Reste chez toi avec un manga avec plaisir. Aujourd’hui, j’ai lu et chroniqué dans la foulée Docteur Slump, publié aux éditions Glénat, manga qui se veut tout public – le docteur le répète assez, il y a de jeunes lecteurs qui lisent ce manga, il faut donc faire très attention à ce que l’on dit, écrit et dessine.

Ce docteur a crée une androïde à l’apparence d’une petite fille, et il l’envoie au collège dans le but de vérifier si son invention est parfaite – ou non. Il n’avait pas prévu la longue liste de catastrophes qu’elle provoquerait. Soyons juste : le docteur est tout à fait capable, obsédé qu’il est par la gente féminine, d’en provoquer de son côté. Aralé se montre curieuse de tout, notamment des différences que les autres constatent entre elle et eux (elle n’a pas de nombril !) ou encore des divers clubs et activités qui sont proposés par l’école. Dire qu’elle met de l’animation dans le village Pingouin, c’est vraiment peu dire. Même les policiers font tout pour l’éviter, y compris griller un feu rouge – dans un manga en noir et blanc, cela ne se voit pas de toute façon. Oui, j’ai aimé aussi cette distance qui crée de l’humour, l’auteur ne perd pas de vue le fait que nous sommes dans un manga, un manga humoristique, et que tout est permis, ou presque, et il en joue, entre humour parfois lourd et sens de l’absurde. Si vous êtes un « méchont » (oui, Aralé commence seulement à parler correctement) et que vous agissez comme tel, gare à vous : Aralé ne contrôle pas sa force.