Archive | 13 avril 2020

Le sixième mois espagnol et sud-américain débutera le 1er mai

Bonjour à tous

Pour la sixième année, nous partons en Espagne au mois de mai, mais aussi en Amérique du Sud.

Toutes les lectures sont admises, que l’auteur soit espagnol, sud-américain, ou que l’action se passe en Espagne ou en Amérique du Sud.

N’oubliez pas les films, les séries, les chansons, la cuisine… tout est permis, y compris les lectures brésiliennes ou portugaises.

Vous avez là le début « optimiste » du lancement de ce sixième mois espagnol, parce que, pour être honnête, je manque cruellement de motivation cette année, et si ce mois a lieu, ce sera bien grâce à Belette, notre cannibale lecteur, qui m’a reparlé de ce mois.

A l’heure où j’écris – 16 h 55, Lisette a décidé de remettre de l’ordre au milieu des chatonnes, après plus de deux heures passées loin d’elle – je ne sais pas jusqu’à quand nous serons confinés en France. Je sais seulement que si je parviens à dépasser les deux lectures ce mois-ci, ce sera bien.

Alors, qui est partant pour cette sixième année ?

Les mensonges de la mer de Kaho Nashiki

édition Philippe Picquier – 195 pages

Présentation de l’éditeur :

Au début des années 1930, un jeune chercheur en géographie humaine se rend dans une île isolée au sud de Kyûshû. Une île petite et dense comme un bonsaï où, entre mer et montagne, il chemine dans la forêt de brume ou les villages accrochés aux pentes abruptes, attentif à la moindre rencontre, animaux, fleurs ou humains. Il cherche les ruines d’un immense monastère bouddhiste, recueille les croyances anciennes, mène de longues conversations avec un ancien marin retiré au milieu de la forêt. C’est un monde où le temps semble s’être arrêté, dont la sérénité est cependant rompue par les traces des violentes destructions qui l’ont jadis traversé. Ce roman à l’écriture limpide nous transmet une forme de tranquillité, à la recherche de l’accord secret entre une terre et la vie qui l’anime, du lien spirituel qui nous unit à la nature et à la mémoire.

Mon avis :

Oui, je serai brève, parce que si j’ai du mal à lire, j’en ai plus encore à écrire.
Je dirai simplement que ce roman fait du bien, que je l’ai refermé heureuse, non pas de l’avoir fini, mais d’avoir suivi ce jeune chercheur, jusqu’à la fin de sa vie – au deux tiers du roman, une ellipse de cinquante ans survient, et nous apprenons ce qu’il est advenu des personnages qui habitaient sur l’île dans les années trente.
Au début du récit, ce jeune homme est orphelin, sa fiancée est morte elle aussi, et nous ne saurons qu’à la fin comment elle est morte, et pourquoi sa mort fut une plaie vive au coeur de cet homme. Oui, les japonais ne se marient pas par amour, mais lui pensait qu’il convenait à cette jeune fille, tout comme elle lui convenait. Sur cette île isolée, il part à la recherche de son passé, celui de cette île – ou comment la construction de certaines maisons montrent les liens ou les séparations entre les hommes et les femmes. Il explore les religions, aussi, ou plutôt comment l’une a chassé, détruit, soumis les autres. Il explore les paysages, découvre la faune, la flore, et sera amené à comparer, quand il reviendra cinquante ans plus tard, avec son fils.
Apaisement, importance de la parole, du fait de dire son ressenti, de ne pas taire certains faits qui ont modelé notre personnalité.
PLutôt que « les mensonges » de la mer, j’aurai préféré que ce roman se nomme « les mirages » de la mer, car c’est plutôt de cela qu’il est question. Encore faut-il prendre le temps de les regarder, dans une société qui va de plus en plus vite.