Archive | 9 avril 2020

Nuits de pleine lune de Jacky Moreau

Présentation de l’éditeur :

Vague de meurtres à Abbeville. Sur les scènes des crimes, les inspecteurs Lucas Rosépine et Bertrand Millavène ne relèvent aucun indice. Ni empreinte, ni trace d’ADN. Le tueur fait preuve d’une méticulosité extrême. C’est un professionnel. Un élément commun à ces assassinats interpelle pourtant Millavène : la pleine lune. Pourquoi le tueur choisit-il cet instant précis pour accomplir ses forfaits ? L’inspecteur étudie la voie de la lycanthropie. Le profil d’un prédateur se dessine alors. Le policier le sent, la solution n’est pas loin. Mais attention : s’il ne reste pas sur ses gardes, Millavène risque de tomber dans la gueule du loup.

Mon avis :

Je n’aime pas commencé un avis par un constat simple : ce roman policier m’a laissé sur ma faim. Il faut prendre les romans comme ils sont, cependant, j’ai eu trop d’un côté, et pas assez de l’autre.
Trop : trop de sang, trop de meurtres, avec un mobile très tenu, pour ne pas dire très léger. Finalement, je n’ai pas eu l’impression de savoir pourquoi le tueur massacrait autant, se justifiant à ses propres yeux de ses actes. Le nombre de meurtres augmente peu à peu, allant crescendo dans la violence – et dans l’indifférence du tueur. Trop.
Et pas assez. Pas assez de pages consacrées aux sympathiques enquêteurs, avec lesquels j’aurai aimé partagé plus de temps, pas assez de causes pour ce qui est entrepris, pas assez de logique, dans les derniers meurtres, qui arrivent un peu comme des cheveux sur la soupe.
Trop encore, de contradiction, entre un tueur qui revendique le droit de s’amender pour les victimes en général, mais pas pour ses victimes en particulier.
Au final, je dirai que ce roman m’a laissée indifférente, et c’est peut-être le pire de ne rien ressentir, sauf pour les deux enquêteurs, que j’ai appréciés, même si l’un des deux manque de… « sens pratique ». J’ai surtout eu l’impression que nous ne partagions pas assez de temps avec les personnages pour nous attacher réellement à eux – je pense notamment au journaliste, et à son anonyme compagnon (pourquoi ne faire de lui qu’une silhouette, qu’une voix ?) qui méritaient à mes yeux une plus grande place, une moins grande indifférence. A croire que l’indifférence du tueur est le composant premier de l’intrigue. Peut-être que oui, après tout.