La chasse sauvage de Laetitia Bourgeois

Edition 10/18 – 312 pages

Présentation de l’éditeur :

Des cavaliers masqués sèment la tourmente au Val d’Amblavès, durant le mois de la Fête des morts. Barthélemy, le bayle du lieu, a-t-il affaire à des brigands ou pire encore ?
La fièvre gagne les villageois et les vieilles superstitions resurgissent du passé, laissant le champ libre à l’imagination. Qui sont vraiment ceux que l’on nomme désormais les Écorcheurs ? Car dans ce Moyen Age du XIVe siècle, une seule chose est capable de faire perdre la tête aux gens : la sorcellerie.

Préambule : avoir le tome 1 et le tome 4 à la bibliothèque. Logique.

Mon avis :

J’ai lu ce quatrième tome en étant immédiatement plongée dans le roman, dans ce moyen-âge du Val d’Amblavès. Barthélémy est toujours bayle, mais pas dans le Gévaudan dont il a dû partir dans le premier tome de ses enquêtes, et Ysabellis, sa femme, exerce toujours ses talents de guérisseuse. Dès le début du  livre, elle a accompagné une jeune femme lors de son accouchement, et veille sur les suites de ses couches, ainsi que sur son bébé : elle sait qu’il faut bien peu pour emporter une mère, son enfant, ou les deux en même temps.

Surtout, la scène initiale était saisissante. Non, ce ne sont pas des routiers, ce ne sont pas des soldats, c’est une bande de malfrats bientôt surnommés les écorcheurs qui met littéralement à sac une maison, frappant femme et fillette, massacrant quelques bêtes pour le plaisir. Quelques temps plus tôt, une bande avait été arrêtée, leur chef pendu, et il semble être rené de leurs cendres – en pire.

Oui, Barthélémy doit les retrouver, non seulement afin que leurs agissements cessent, mais aussi pour que tous les racontars, toutes les peurs autour de ces événements s’arrêtent. A cette époque où l’on vit avec la mort, les morts, où l’on cherche à savoir si les défunts sont apaisés, ou non, où la fête des morts est une véritable fête, les peurs sont grandes, la croyance en la sorcellerie aussi.

Puis un meurtre est commis – et peu importe pour moi que la victime trafiquait un peu, s’intéressait d’un peu trop près à la femme d’un autre (elle était consentante), ce qu’il a fait avant de mourir (tenter de porter secours à son mulet de tête, celui qu’il préférait) rend cet homme particulièrement touchant. Son apprenti, porté disparu, est tout aussi sensible, comme le montre le portrait qu’en dresse tous ceux qui l’ont connu. Autant dire que Barthélémy croit peu en ses chances de le retrouver vivant. Il peut cependant compter, encore et toujours, sur Ysabellis, qui peut plus facilement parler avec villageois, découvrir aussi des faits auxquels personne n’a fait attention : ce n’est pas d’aujourd’hui que certains sont laissés à l’écart, trop vieux, sans famille, trop différents, comme si avoir réussi à survivre était louche. Ysabellis ne dit pas que la sorcellerie n’existe pas, bien au contraire, elle dit qu’elle sait se faire discrète. Pas inquiétant du tout.

La chasse sauvage – un roman qui m’a totalement emportée dans son univers.

 

9 réflexions sur “La chasse sauvage de Laetitia Bourgeois

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