Archive | 5 avril 2020

Rendez-vous avec le mal de Julia Chapman

Edition Robert Laffont – 392 pages

Présentation de l’éditeur :

Quand Mme Shepherd se rend à l’Agence de recherche des Vallons, convaincue que quelqu’un cherche à la tuer, Samson O’Brien, détective privé, met cela sur le compte des divagations d’une vieille dame un peu sénile. Pourtant, après une série de curieux incidents à la maison de retraite de Fellside Court, il en vient à se demander si, finalement, il n’aurait pas dû la prendre plus au sérieux…
Alors que les fêtes de Noël approchent, Samson se lance dans une enquête complexe, qui lui demandera de renouer avec les habitants de Bruntcliffe – les mêmes qu’il a fuis une dizaine d’années auparavant. Et qui mieux que la tempétueuse Delilah Metcalfe, propriétaire de l’Agence de rencontre des Vallons, peut l’aider à regagner leur confiance ? Ensemble, Samson et Delilah vont devoir coopérer pour déjouer les menaces qui planent sur les personnes âgées de la région. Avant qu’il ne soit trop tard…

Mon avis :

Voici  le tome 2 des aventures de Samson et Delilah, second tome que j’ai mis fort longtemps à sortir de ma PAL. Grâce au RAT organisé par Syl, c’est désormais chose faite. Le moins que je puisse dire est que l’agence de détective ne croule pas sous les missions extraordinaires. D’u côté, Alice Sheperd affirme à Samson que l’on veut l’assassiner. Lui n’y croit pas trop : Alice Sheperd perd un peu la tête, la preuve, elle croit prendre régulièrement son traitement contre l’hypertension, alors qu’elle oublie de le faire : les cachets restent dans son pilulier personnalisé. Samson ne donne donc pas vraiment suite. De l’autre côté, il doit retrouver un bélier de compétition fugueur – tout le monde à Bruntcliffe connaît ce bélier, il est quasiment l’unique sujet de conversation de Clive, son propriétaire (le second sujet est ses moutons). Samson comprend très vite, même aidé par Delilah qui connaît bien les moutons et la région que c’est mission impossible : les vols de moutons sont fréquents, et Ralph est sans doute déjà abattu.

Tout aurait pu s’arrêter là, dans ce village paisible, si ce n’est qu’Alice Sheperd décède, et que Samson se dit qu’il aurait dû davantage l’écouter. Son enquête commence alors réellement, et il découvre tous les habitants de cette maison de retraite moderne – les habitants possèdent leur appartement, plus ou moins grands, ils participent fréquemment, pour ne pas dire quotidiennement, à des activités variées. Ils attendent même l’arrivée du père Noël ! Je vous laisse deviner qui devra enfiler le costume.

Après la mort d’Alice, d’autres incidents ont lieu. Oh, ils sont tous explicables, les personnes qui vivent à Fellside Court sont toutes âgées, soignées pour des pathologies variées. Il peut donc sembler banal que l’un des résidents fasse un malaise malgré son respirateur, qu’une autre glisse dans les escaliers – même si elle n’aurait pas dû se trouver dans les escaliers à cette heure-là. Alors, bien sûr, tout un faisceau de petits faits entraînent des doutes, mais aussi la peur de sombrer dans la paranoïa qui gagne certains pensionnaires : il n’est pas facile de voir trois proches touchés en un laps de temps si court. Puis, certains pensionnaires n’apprécient guère la directrice : trop sèche, trop dur, trop étrangère. Racistes ? Non, pas vraiment, pensez-vous : il est simplement des personnes qui se disent que le poste aurait pu revenir à un(e) anglais(e).

Ne pas se fier aux apparences – toujours, ai-je envie de dire, parce que les apparences sont trompeuses, et il est facile de s’abandonner à ses préjugés. Il est facile aussi de ne pas voir ce qui est juste sous notre nez.

Et le bélier, me direz-vous ? Sa recherche permettra à Samson de presque s’entendre avec le frère aîné de Delilah. En revanche, Samson peut toujours compter sur son fan le plus inconditionnel : le baveux et stressé Calimero, sur lequel, à la fin de cet opus, plane une menace bien réelle.