Archive | 13 mars 2020

Les enquêtes du commissaire Léon, Tomes 7 et 8 : Les Bonbons de Bruxelles ; Les Jouets du diable

édition Belfond – 312 pages

Présentation de l’éditeur :

Les bonbons de Bruxelles Dans le train qui l’emmène à Bruxelles, le commissaire Léon rencontre Madeleine, une étrange vieille dame qui lui montre une lettre d’amour écrite par l’homme de sa vie, Augustin, mort depuis longtemps. Puis elle disparaît, sans laisser de trace… Pourtant, alors qu’il arpente le marché aux puces, Léon découvre une valise remplie de lettres adressées à Madeleine et signées Augustin. Convaincu que le hasard n’existe pas, il se lance à la recherche de la vieille dame. Mais il semblerait qu’elle soit morte depuis fort longtemps… Les jouets du diable Après des années d’internat, Lily revient à Paris chez ses parents, où l’attend un terrifiant secret sur lequel va enquêter le commissaire Léon. Mais quand tout s’emboîte tel un puzzle diabolique sous le sourire de Satan, l’enfer n’a pas d’issue, sauf si on trouve la clef de l’humour…

Mon avis (sur le tome 7) :

Non, le commissaire Léon ne prend pas de vacances. Il semble que ses deux précédentes excursions (voir les tomes 4 et 6) lui aient servi de leçons. Il accompagne sa mère à l’enterrement de son oncle Jef, et cela lui permet de se rendre à Bruxelles. Surtout, il rencontre une vieille dame, qui lui parle de son défunt amour, dont elle a été séparée. Vieille dame qui, apparemment, enfin, selon ses proches, serait morte dans l’incendie de l’asile où elle avait été enfermée à la demande de sa famille, parce qu’elle avait eu le tort d’aimer un homme marié. Morte, brûlée vive, comme Zelda Fitzgerald.
Où est la réalité, où est le merveilleux ? Comme dans le silence des canaux, la frontière est fine entre les deux, sans que l’on sache jamais si les indices qui parsèment le chemin du commissaire Léon ne sont pas de simples coïncidences.
Comme dans ses précédents volumes, l’autrice nous montre les violences qui sont faites aux plus vulnérables, et la quasi-impossibilité de s’en protéger. Elle montre aussi la fascination que les tueurs en série exercent sur certaines femmes, leur capacité à les manipuler.
Un roman qui, pour une fois, ne se termine pas à Montmartre.

Mon avis (sur le tome 8) :

Dans cette huitième enquête, rien ne va pour le commissaire Léon : son quartier semble être en train de perdre son âme, et sa mère a décidé de s’offrir une seconde jeunesse.
Non loin de là, Lily rentre du pensionnat, où elle a été confinée pendant des années par ses parents. Ceux-ci ne se sont jamais remis de la mort de son frère aîné, charmant bambin qu’elle n’a jamais connu. Et pendant ce temps, un tueur s’en prend à des prostituées rousses.
L’autrice reprend des thèmes qui lui sont chers, à savoir le poids du désamour des parents sur le destin de leurs enfants, et le choix de ne pas aller au-delà des apparences – ou plutôt, de vouloir les sauver à tout prix. J’ai entendu une personnalité artistique dire qu’il fallait cesser de blâmer les parents quand les enfants devenaient violents, mais quand les enfants n’ont reçu de leurs parents que mépris, indifférence, voire dégoût, n’ont-ils pas une part de responsabilité s’ils ne peuvent trouver un équilibre physique, psychique ?
Encore une fois, le commissaire Léon pèse de toute sa volonté et de toute son humanité pour mettre un tueur hors d’état de nuire