Archive | 4 mars 2020

On a perdu Raoulinho par Roland Martin

Présentation de l’éditeur :

Toute la ville de Saint-Étienne est en ébullition ! Raoulinho a disparu. Le footballeur qui fait des millions de vues sur YouTube en marquant contre son camp en a eu assez des moqueries. Ni une ni deux, Valérie et Valentin sautent sur leurs vélo et skateboard pour partir à sa recherche. Impossible pour les deux amis de se passer des boulettes de leur joueur préféré… L’enquête promet d’être tout aussi rocambolesque que ses personnages !

Merci à Netgalley et aux éditions Didier Jeunesse pour leur confiance

Mon avis :

Saint-Etienne, l’épopée des verts, cela vous dit quelque chose ? A moi, en plus de quelques noms de footballeur (Michel Platini !), je pense aussi à cette chanson de Mickey 3D, rendant hommage aux joueurs néerlandais Johnny Rep :

Mais Saint-Etienne, son équipe de football en tout cas, ce n’est plus vraiment cela. Ils ont pourtant un joueur vedette, qui rapporte énormément, par l’ampleur des désastres qu’il provoque sur le terrain, et le nombre de vues engendrées sur les fameux réseaux sociaux. Raoulinho est LE spécialiste de la boulette (végétarienne, puisqu’il fait partie des verts – oui, moi aussi, je peux faire des blagues faciles).
Et un jour, il disparaît, pouf, comme cela, aussi facilement que s’il n’était pas un grand footballeur très connu… enfin, surtout pour ses erreurs. Où est-il passé ? Non, pas au Brésil, à moins d’y être allée à la nage ou en bateau. Alors où peut-il bien se cacher ?
Valérie et Valentin vont enquêter. Ils sont encore suffisamment jeunes pour que leurs amours restent mignonnes, et pour que Valérie n’exige pas l’excellence dans le physique de Valentin, presque aussi maladroit dans son domaine que Raoulinho – oui, passé un certain âge, les livres proposés aux jeunes lecteurs montrent toujours des adolescents au physique parfait selon les critères des magazines de beauté, le droit à l’indifférence étant trop souvent terminé.
Autre exception : Valérie grandit dans une famille où tout le monde s’entend bien. Certes, sa maman a un métier prenant, qui l’emmène aux quatre coins du monde, mais personne ne le lui reproche, et Valérie ne grandit pas sans surveillance, sans bienveillance. Elle apprécie les avantages et les inconvénients de cette situation.
N’oublions pas le narrateur, charmant vélo qui, forcément, ne s’intéresse pas beaucoup au football, mais énormément à Valérie, et tant pis si Valentin préfère le skate, tant pis si Valérie promène sa lapine Marguerite dans le panier – enfin, tant pis… Marguerite procure tout de même quelques décorations !
On a perdu Raoulinho (ou l’importance de l’absence de virgule dans le titre) c’est aussi nous rappeler que l’on peut être aimé avec ses défauts. Nous en avons tous, pourquoi chercher à être qui l’on n’est pas ?