Archive | 11 février 2020

He cool la Seine de Ciceron Angledroit

Présentation de l’éditeur :

On a beau être dans le Val de Marne, c’est quand même la Seine la patronne ! Alors embarquez sans plus attendre pour une croisière entre Ablon et Vitry qui vous fera croiser, tout à tour, un noyé sans bec verseur (ou serveur selon la circonstance) et un producteur de télé qui disparaît et réapparaît sans crier gare. Quand vous saurez que le vieux a confié sa première enquête en solo à Vanessa, que Momo émarge à la Cotorep, que René a trop levé le coude, vous vous demanderez si, désormais, je me contente d’un rôle de figurant. Y’a de ça mais pas que. Vous y découvrirez les dessous du showbiz et les dessous de la mère de mon frère.

Ça vaut le détour, croyez-moi ! Et je suis sûr que, comme moi, vous aurez envie d’y retourner. Alors, tous en Seine !

Mon avis :

Attention : polar drôle ! Et s’il n’était que cela, ce serait déjà beaucoup.

Prenez notre vaillant détective privé, Cicéron Angledroit. Comme tout bon détective, il a une vie privée com-pli-quée. Je pourrai même parler dans son cas de surmenage. Si, si, je vous assure. Si ce n’est que, contrairement à d’autres policiers ou détectives qui ont une vie privée com-pli-quée, lui n’a pas jugé utile de sombrer dans la dépression et l’alcoolisme. Il assume parfaitement ce qu’il vit, et les membres de sa famille aussi ! J’ai presque envie de compter Momo et René au sein de cette famille, tant ils sont inséparables de notre détective, dès qu’il s’agit d’enquêter.

Justement, enquêter, c’est compliqué, parce qu’un homme a disparu. Justement, cela semblerait la base d’une enquête, non ? Oui, mais pas trop : l’homme en question, Gérard Manvussa,  est un ponte du show bizz, ces métiers où l’on brasse plus de vent qu’une éolienne en cas de tempête, et où l’on n’est rien si quelqu’un ne vous aide pas : assistant, métier d’avenir, pour toutes ses personnes qui ont plus important à faire que penser, ou retenir.

Alors non, il ne réapparaît pas, Gérard, en revanche, c’est un cadavre inconnu qui apparaît, noyé dans la Seine – et c’est Vanessa qui récupère l’enquête, le commissaire Saint-Antoine lui permettant ainsi de se lancer en solo. La disparition et la noyade seraient-elles liées ?

Au fur et à mesure des chapitres, des déambulations, des traits d’humour aussi se construit une intrigue qui nous parle des médias, des alliances qui s’y nouent, des transactions qui s’engagent, de manière presque plus complexe que si la sécurité nationale était en jeu. J’ai envie de dire à ses grands manitous : « relax, ce n’est que du divertissement » sauf qu’ils sont vachement crispés, ces chers stars télévisuels. Le seul avantage, c’est que cela peut ouvrir des portes pour enquêter : elles sont très précieuses, ces stars télévisuelles.

Que dire de plus ? Si ce n’est que vous passerez un bon moment en compagnie de ce détective, le long de la Seine.