Archive | 25 janvier 2020

Le lézard noir de Ranpo Edogawa

Présentation de l’éditeur :

Sur son bras gauche, un lézard noir ondulait, il semblait ramper. Tout en donnant l’impression qu’il allait se déplacer de son bras vers l’épaule, puis vers le cou, pour arriver enfin jusqu’aux lèvres humides et rouges, il restait indéfiniment sur place.
Une enquête de Kogorô Akechi, et certainement le plus célèbre roman policier d’Edogawa : un cambriolage rocambolesque lancera le détective dans une course-poursuite sur les traces d’une femme fatale et sans scrupule surnommée  » le Lézard noir « , à la recherche de la belle Sanae.

Mon avis : 

Comment dire ? Ce court roman est vraiment très particulier. Il m’a franchement laissé une impression de malaise, à cause de la perversité du Lézard noir (oui, je le dis d’entrée de jeu) et des nombreuses invraisemblances qui parcourent le roman.
Le début semble presque classique, et fait penser à plusieurs références de la littérature policière : le lézard noir, une femme fatale, veut kidnapper la fille d’un riche industriel. Le détective Akechi, lui, est chargé d’empêcher cet enlèvement. il y parvient, un temps, un temps seulement. Commence alors une course poursuite pour retrouver la jeune femme, bien que la rançon (un somptueux bijou) ait été livrée.
Ce n’est pas que ce roman soit ennuyeux, mais, eu égard à certains déroulements, on se dit que les faits racontés sont totalement incroyables, pour ne pas dire impossible. Oui, Akechi donne l’impression d’être un détective absolument infaillible, un Arsène Lupin période Agence Barnett en quelques sortes. C’est un peu trop à mon goût, tout comme le lézard noir, cette chef de bande sans scrupules qui n’aurait pas dépareillé dans un James Bond, tant sa folie, sa cruauté sont difficilement supportable. Comment en est-elle arrivée là ? Nous ne le saurons pas.
Un livre que je suis heureuse d’avoir sorti de ma PAL (il y était depuis sept ans) mais qui ne me donne pas envie de tenter tout de suite une nouvelle expérience avec l’auteur.