Journal d’un louveteau garou – le bal des louveteaux 3 et fin

Cher journal
Nous eûmes des nouvelles au matin.
Oui, je me suis endormi en rentrant du bal. Danser, même mal, ça fatigue.
C’est autour du petit déjeuner revigorant que Camille et Paul me racontèrent.
– Le prof est revenu avec sa guitare électrique et un ampli, commença Camille. Il a tout branché lui-même. Puis, il a commencé à jouer un truc complètement dingue.
– Non, parce que, franchement, on ne peut pas appeler cela de la musique, et pourtant, j’ai l’esprit de meute large, continua Paul. Apparemment, quand il n’était pas encore un vampire, notre professeur de musique dirigeait un groupe de « métal ». En gros, de la musique qui te vrille les tympans à coups de tournevis et de marteau.
– Même si notre instinct nous disait de fuir, nous sommes restés !
– Le principal lui a quand même signalé que c’était trop fort.
– Après dix minutes de ce traitement, le professeur a constaté que c’était pire que mieux, puisque personne, absolument personne ne dansait, nous étions tous sidérés. Il nous a donc plantés là. Sarah l’aurait entendu murmurer qu’étant vampire, il n’aurait même pas l’occasion de se murger pour oublier tout cela. Pas très sympa. Nous étions tous très fatigués, alors monsieur de Nanterry a proposé une séance de méditation avant de clore le bal. C’était le meilleur moment de la soirée. Puis, nous avons récupéré nos affaires, étiquetées par madame Cobert et madame Achille. Non, parce qu’il paraît que, les années précédentes, il y avait eu des soucis. Forcément, cinq filles étaient venues avec le même gilet, dans la même taille. Les louvetelles manquent parfois cruellement d’imagination. »
C’est aussi ce que je me disais, en constatant que mes camarades et moi même étions presque habillés de la même façon – et pourtant, le pensionnat n’impose pas le port d’un uniforme.
Je sais, cher journal, que cela peut sembler, finalement, un peu ennuyeux : pas d’accident, pas de soucis réels, simplement un professeur d’éducation musicale déçu et des louveteaux qui se sont ennuyés. Des problèmes ne peuvent pas constamment surgir, après tout. Ah, si : Paul me signale qu’après avoir mangé quatre hamburgers et trois assiettes de frites hier, il est légèrement barbouillé au matin et ne reprendra pas de sixième pain au chocolat. C’est son droit le plus absolu.
Sur ce, je te laisse, cher journal jusqu’à de plus palpitantes aventures – ou pas.
Anatole Sganou, 4e Bleu.

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