Bolchoi confidentiel de Simon Morrisson

Présentation de l’éditeur :

Le Bolchoï : Le Lac des cygnes, Casse-Noisette, Prokofiev, Chostakovitch, les prouesses de Maïa Plissetskaïa, un corps de ballet éblouissant de perfection, des costumes luxueux, le faste des soirées mondaines, les grandes heures de l’ère impériale. Le Bolchoï : Catherine de Russie, Alexandre III, Nicolas II, mais aussi la révolution bolchévique, la création de l’URSS par le premier Congrès des Soviets, le règne stalinien… Le plus beau théâtre du monde comme le témoin de l’Histoire d’un pays. Derrière les portes de ce lieu mythique se jouent également des intrigues sulfureuses, des amours impossibles, des trahisons, des affaires de corruption, des assassinats. En 2013 encore, les tensions sont telles que Sergueï Filine, directeur artistique, subit une attaque à l’acide de la part d’un danseur qui souhaitait venger sa compagne…

Merci aux éditions Belfond et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’étais très tentée par la lecture de ce livre, moi qui trouve que les ouvrages qui parlent de danse, de ballets, sont trop peu nombreux. Mais je ne vous cache pas non plus que la lecture de ce livre est ardue. Il faut vraiment s’accrocher pour mener sa lecture à bien. Il s’agit, certes, de l’histoire de ce théâtre, mais aussi de l’histoire de Moscou et de la Russie en elle-même, avec tous les aléas que cela comporte. Un livre qui, du coup, comporte beaucoup de notes… et je n’ai pas toujours eu envie de m’y référer (paresseuse, moi ? Oui, un peu).

Pourtant, le livre avait presque commencé comme un roman policier, avec l’attaque du directeur artistique – fait incroyable vu de France, et passé totalement inaperçu à l’époque pour moi. Puis, nous plongeons davantage dans l’histoire que dans cette de la danse et du ballet. Certes, ils furent tous les deux dépendants des grands événements historiques, et ce parcours, avant et après 1917, fut littéralement jonché de morts. Ce n’est pas que la danse est un art violent qui fait souffrir les corps – encore que… mais il en est bien peu question – c’est que les ballerines avaient énormément de difficultés à vivre de ce qui était à peine considéré comme un art. Elles étaient dépendantes des chorégraphes, certes, mais aussi de leurs protecteurs : blessures et maladies avaient tôt fait de briser leur carrière.

J’ai eu l’impression aussi que l’on s’attardait peu sur les créations des ballets qui pourtant aujourd’hui sont toujours joués sur les scènes du monde entier, comme si nous étions censés tout savoir sur ses œuvres – bref, comme si seuls les passionnés allaient lire ce livre. Nous croisons un chorégraphe, un compositeur, mais finalement, peu de ballerines, peu de costumières, de décorateurs, bref, peu de ces petites mains qui pourtant ont fait vivre le théâtre. Nous sommes dans une vue « de haut », avec la ligne directrice fournie par l’administration, mais peu dans sa vie quotidienne, qui a pourtant dû être bouleversée aussi.

Bref, un livre à réserver à tous les passionnées d’histoire, de Russie et de danse.

15 réflexions sur “Bolchoi confidentiel de Simon Morrisson

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