Archive | 24 novembre 2019

Le maître du Feng Shui de Nury Vittachi


Présentation de l’éditeur :

C.F. Wong est un maître du Feng Shui, mais pas seulement. Son art de l’agencement, de l’harmonie, sa maîtrise du yinet du yang en font également un admirable détective. Dans ces toutes premières aventures du « Maître de Feng Shui « , le quotidien plutôt tranquille de ce maître de la sagesse orientale se trouble irrémédiablement dans la résolution parfois épineuse, toujours cocasse, d’affaires plus mystérieuses les unes que les autres. Mais le plus grand mystère de tous réside dans les mœurs et le comportement de sa jeune stagiaire, Jo McQuinnie, punkette au grand cœur avec laquelle il forme un tandem aussi mal assorti que savoureux.

Mon avis :

Ceci est le premier livre dans lequel le maître du Feng Shui apparaît, et, ô surprise ! ce n’est pas un roman mais un recueil de nouvelles. C.F. Wong est pourtant un maître du Feng Shui renommé, il a une secrétaire totalement inefficace, et des contrats qu’il honore, tout en veillant à se faire rémunérer. Il accepte même de prendre un jeune stagiaire, Jo, qui lui a été chaudement recommandé par son père, un de ses clients. Seulement, le maître du Feng Shui ne maîtrise pas toutes les subtilités de l’anglais – il n’est pas le seul dans ces nouvelles – et pour lui, Jo ne pouvait être qu’un garçon, pas une fille ! Il se rend compte cependant très rapidement de l’intérêt de travailler avec elle. D’abord, elle n’est pas aussi empotée qu’il le croyait, elle perçoit très bien qu’il ne l’apprécie pas, et elle fait même merveille avec des clients que C.F. Wong avait du mal à apprivoiser – la sensibilité féminine, la jeunesse, il n’y a que cela de vrai !

L’art du maître du Feng Shui, c’est aussi l’art d’anticiper. Si certains de ses clients sont réellement ce qu’ils paraissent être, et sont d’une grande honnêteté, d’autres pensent utiliser le maître à leur fin. Il ne s’agit pas de le manipuler, non, il s’agit de bien pire que cela – d’où la nécessité d’anticiper. Ses vieux complices apparaissent déjà dans ce premier tome, de même que sa propension à vouloir comprendre les expressions « jeunes » de sa stagiaire, afin d’étendre la palette de ses compétences – et à ne pas comprendre sa passion pour les boissons à base de lait et de café.

Le maître du Feng Shui est un recueil drôle, mouvementé, sans illusion sur la nature humaine.