Archive | 23 novembre 2019

Détective Conan, tome 4 de Gôshô Aoyama

Présentation de l’éditeur :

Shinichi Kudo est un brillant lycéen obsédé par les enquêtes policières. Au cours d’une affaire, les membres d’une mystérieuse organisation lui font boire un poison qui le fait rajeunir de 10 ans. Par sécurité, il se cache sous le pseudonyme de Conan Edogawa et part à la recherche des malfaiteurs responsables de son état. Il est hébergé chez sa petite amie d’antan, Ran Mouri, dont le père est un détective quelque peu miteux. Discrètement, Conan résout les enquêtes confiées à Kogoro Mouri, rehaussant ainsi le prestige de ce dernier, trop heureux de se découvrir du génie. Mais Ran devient de plus en plus suspicieuse et Conan ferait mieux de ne pas relâcher son attention si il veut préserver son secret.

Mon avis :

Je progresse lentement mais sûrement dans la lecture de cette série. Dans ce tome 4, la première enquête est à mes yeux la meilleure : elle met en scène ni plus ni moins qu’une armure de chevalier meurtrière. Si, si : oui, ce meurtre est directement lié au milieu de l’art, et surtout, à son immense précarité. Un musée est en effet sur le point d’être fermé, rasé, remplacé par un complexe hôtelier. Même certains employés du musée manquent cruellement de respect pour l’art ! Seul le conservateur continue vaille que vaille. Quand le meurtrier sera démasqué, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il avait, en plus, une grande lucidité sur les conséquences morales de son geste.

La deuxième enquête m’a moins Intéressée. Certes, elle met Conan en relation avec les « hommes en noir », nous retrouvons l’origine de la série – et ce qui a rendu Conan dans cet état, mais je me doutais bien que cela ne pourrait déboucher sur une arrestation, encore moins sur sa guérison. Puis, il ne faut pas oublier que Conan reste un enfant aux yeux de Ran et des autres : il est alors nettement moins facile d’enquêter comme on le veut.

Retour à l’enfance, à nouveau, avec la troisième enquête, qui voit Conan et ses camarades de classe participer à un concours bien innocent, avant de se retrouver face à des malfaiteurs fort peu sympathiques. Oui, être un enfant ne vous rend pas en sécurité.

Une série policière toujours aussi agréable.