D’ombre et de lumière de John Harvey

édition Rivages/Noir – 434 pages

Présentation de l’éditeur :

L’inspecteur Frank Elder, héros des deux précédents romans de la série (De chair et de sang et De cendre et d’os), accepte une nouvelle fois de quitter la Cornouailles où il vit habituellement en ermite. C’est à la demande de son ex-épouse qu’il revient à Nottingham, pour tenter de retrouver une femme qui a disparu depuis plusieurs jours. Il accepte cette mission un peu à contrecœur, mais il y voit aussi l’occasion de renouer avec sa fille Katherine, dix-huit ans, dont la vie a été bouleversée quelques années plus tôt par un drame dont il se sent toujours responsable.Elder découvre vite que la disparue, Claire Meecham, avait une vie secrète dont même sa propre sœur, Jennie, ne soupçonnait pas l’existence. Il commence à peine à enquêter sur les hommes que Claire fréquentait lorsque Jennie découvre sa sœur, paisiblement allongée sur son lit… morte. La mise en scène du cadavre rappelle à Elder sa première affaire, jamais élucidée, survenue huit ans auparavant. Les similitudes entre les deux meurtres sont suffisamment nombreuses pour que la police de Nottingham fasse officiellement appel à ses compétences, et l’embauche en tant que consultant civil.

Mon avis :

Frank Elder reprend du service, et à nouveau, c’est pour retrouver une disparue : une femme d’une cinquantaine d’années, qui ne donne plus de nouvelles à sa soeur depuis quelques jours. Tout policier répondra qu’elle est adulte, qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut, et c’est vrai, si ce n’est qu’elle ne s’est jamais comportée ainsi, et qu’elle inquiète sa petite soeur. Au cours de ses investigations, c’est une toute autre Claire qui apparaît. Pourquoi a-t-elle caché certains faits à sa soeur ? Craignait-elle d’être jugée ? Peut-être. Il n’est pas facile de changer de vie, de refaire sa vie, et si des années ont passé depuis Coeurs solitaires, qui met en scène Charlie Resnick sur un thème similaire l’idée que l’on se fait de la manière dont une femme devrait se comporter est toujours aussi forte.
Et Elder n’en finit pas de revenir sur son passé, son passé d’enquêteur d’abord, parce que cette affaire lui en rappelle une autre, qu’il n’a pas résolu, et son passé familial, parce qu’il cherche toujours à se rapprocher de sa fille depuis la douloureuse enquête qui l’a marquée profondément. Il s’agit pour le policier à la retraite, et pourtant quasiment toujours policier dans le cadre de cette enquête, de trouver enfin un équilibre, entre une vie privée enfin apaisée, et une affaire qui montre à nouveau, comme c’est souvent le cas chez John Harvey, que la vie d’une femme ne vaut pas grand chose aux yeux de certains hommes.
J’aime moins cette série que celle mettant en scène Charlie Resnick, qui vient à nouveau faire une courte apparition dans ce volume, cependant ce roman ne laisse pas d’être très prenant.

2 réflexions sur “D’ombre et de lumière de John Harvey

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