Mary Lester, tome 50 : C’est la faute du vent de Jean Failler

édition du Palémon – 295 pages.

Présentation de l’éditeur :

Une interminable plage de sable fin balayée par les vents de l’Atlantique, un célèbre comédien en quête de solitude et une cavalière de concours hippiques venue entraîner son cheval sur cette grève… D’immenses bâtiments de béton édifiés au ras des marais par les Allemands pendant la Guerre 39-45 afin de concasser des galets destinés à construire leur mur…
C’est dans ce décor magnifique et désolé que le comédien et la cavalière vont se rencontrer et découvrir, au cours d’une promenade sentimentale, le corps sans vie d’une jeune femme. Impliquée bien malgré elle, Mary Lester est priée par sa hiérarchie de se pencher sur cette mort mystérieuse. S’agit-il d’un tueur en série ?
Un handicapé mental qui erre sur la palud semble faire un coupable idéal… Mary Lester se met en quête de la vérité.

Mon avis :

C’est presque un livre de saison que je vous propose là, puisque l’enquête débute à la Toussaint. Mary est en congé, peu importe, on vient la chercher, et la gendarmerie n’entend pas la laisser tranquille. Un papier sur lequel est écrit son nom a été trouvé sur un cadavre, ce n’est pas rien ! L’explication donnée en fin de roman inscrit d’ailleurs Mary au coeur d’un réseau de littérature policière : Jean Failler aime tisser des liens entre le réel et l’écrit.

D’ailleurs, le réel fait bel et bien irruption dans ce roman, et l’on n’a pas fini de se poser des questions sur la violence qui déferle pendant les manifestations, sur les difficultés que rencontrent les forces de l’ordre pour les juguler, quand elles ne deviennent pas leur cible. On n’a pas fini de s’interroger non plus sur ce qui pousse des jeunes gens venant de milieu relativement aisé, sans soucis particulier, protégé même à quitter ces milieux pour se marginaliser, et parfois, verser dans la violence pure.

Alors oui, ceux qui préfèrent la procédure à l’humain en prennent pour leur grade, dans ce roman. Un peu d’humanité, de « bienveillance », ce mot si à  la mode et si galvaudé en ce moment, ne fait pas de mal. Il faut simplement oublier ses préjugés.

Un roman policier qui se lit facilement, entre modernité et tradition.

 

8 réflexions sur “Mary Lester, tome 50 : C’est la faute du vent de Jean Failler

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