Des morts à la criée d’Ed Dee

Présentation de l’éditeur :

Depuis huit ans, les inspecteurs Joe Gregory et Anthony Ryan ont été mutés de la brigade des homicides de New York à la toute nouvelle section de répression du crime organisé. Par une nuit de décembre, en 1982, les deux hommes tentent de localiser Bobo Rizzo, le truand qui tient sous sa coupe depuis trente ans « la criée », le célèbre marché aux poissons de Fulton. Mais comme la municipalité prévoit de construire dans le secteur un complexe de galeries marchandes, il vaut mieux savoir à l’avance quels « ennuis » ce projet va entraîner du côté des mafiosi. En planque sur les quais, Joe et Anthony remarquent plusieurs individus en train d’immerger un gros tonneau blanc dans l’eau du port. Persuadés que le récipient contient un cadavre, ils alertent la brigade fluviale. Au petit matin, ses plongeurs repêchent, non pas le baril blanc, mais une poubelle rouillée qui, surprise, contient un squelette tenant entre les dents un écusson de la police de New York. Il s’agit de Jinx Mulgrew, un flic disparu dix ans plus tôt, la veille de sa comparution devant une commission spéciale pour corruption et complicité avec le milieu.

Mon avis :

L’action se passe en 1983 et cela se voit. L’écologie ? On repassera ! Jeter ses déchets dans le fleuve est normal, y compris pour les policiers. Les femmes dans la police ? Euh… Vous voulez parler des femmes des policiers, soutien moral indispensable à leur policier de mari. Les indics ? Connus et reconnus, listés pour ainsi dire, comme des membres à part entière du système judiciaire américain – nous sommes quinze ans avant les Experts et New York Police criminelle. Nous sommes cependant quatre ans avant la sortie de la série télévisée Un flic dans la mafia, qui a obtenu, si mes souvenirs sont exacts, un assez grand succès.

Il est en effet question d’un temps que les moins de trente ans ne connaissent qu’à travers des films plutôt que des romans policiers, un temps où l’on cherchait à démanteler la mafia. Un temps, aussi, où l’on avait beau être américain, l’on était avant tout d’origine italienne ou d’origine irlandaise, comme Joe et Anthony. Oui, cela avait autant d’importance que la couleur de peau ou la religion – même si je n’ai pas vraiment l’impression que beaucoup de policiers soient afro-américain à cette époque. Un temps où l’on se mettait en planque, sous les indications d’un indic pour trouver des preuves, et où l’on pouvait trouver tout autre chose.

C’est le premier roman de la série, pourtant le dénouement semble indiquer la fin d’une époque, la fin du duo Ryan/Grégory à cause de ce qu’ils ont découvert, pendant l’enquête en cours. Joe n’est, dans ce volume, pas le même que dans le troisième – et je trouve que cela manque de cohérence, parce que j’aurai aimé qu’il garde la sensibilité, pas énorme, certes, mais existante, qu’il a dans ce volume. Pour l’auteur, l’évolution de ses personnages est peut-être évidente, elle ne l’est pas pour moi, maintenant que je clôture la lecture de cette série par le tome 1. Certains faits sont particulièrement marquants, pourtant il m’a vraiment manqué beaucoup de choses pour que j’apprécie pleinement ce roman – c’est simple : je ne me suis pas attachée aux personnages, pas même aux victimes, et c’est tout de même très ennuyeux.

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