Qui s’y frotte s’y pique de M.C. Beaton

Présentation de l’éditeur :

Hamish est forcé de remplacer un collègue dans les territoires hostiles de Cnothan, pour enquêter sur le meurtre d’un homme dans un petit village.
Obligé de remplacer un policier local dans les confins inhospitaliers de Cnothan, Hamish a le mal du pays et de sa chère Priscilla… mais, il est à peine arrivé que l’homme le plus détesté du village est assassiné et jeté en pâture à un élevage de homards qui n’en font qu’une bouchée avant d’être expédiés vers les restaurants les plus chics de Londres. Pour retrouver son village, Hamish Macbeth devra affronter l’horrible inspecteur-chef Blair et sa charmante voisine (l’un bien décidé à couvrir l’affaire, l’autre à le séduire !)… et débusquer l’assassin.

Mon avis :

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Et l’on peut se demander en lisant ce livre non pas quand il a été écrit, mais à quelle époque il se situe, tant les mentalités semblent dater des années cinquante.

Prenez Mrs Mainwright. Son mari n’aime rien tant que l’humilier, choisir pour elle la façon dont elle va être habillée – à la mode, et de manière à dissimuler ses formes. Elle a aussi été élevée avec l’idée qu’une femme ne savait pas gérer son argent, idée dévastatrice au possible. Je pourrai presque prendre chacune des femmes de se village et vous dresser un portrait figé dans le temps – je me croyais presque avec Imogène, l’héroïne d’Exbrayat, et la soif de ragots dont sont atteintes les femmes du village.

Hamish, lui, n’a pas le choix, il doit se rendre dans ce village retiré des Highlands, où l’on reste un étranger même si on habite ici depuis quatre ans – un village comme il en existe aussi dans la Normandie profonde. Comme il ne s’est rien passé dans son village depuis les deux meurtres précédents, il est bien forcé d’accepter, emmenant son chien avec lui, philosophant sur la nécessité d’avoir plusieurs activités. Il n’a pas de chance : il est à peine installé que les affaires courantes s’accumulent et qu’il doit faire face à un meurtre.

Nous aurons de la chance, nous comprendrons certaines choses avant lui, puisque nous suivrons les pas d’un complice involontaire. Ce n’est pas que personne n’a d’intérêt à trouver le coupable, c’est que personne n’a d’intérêt à ce que l’on en découvre trop, les enjeux nationaux étant trop importants – il est des personnes que l’on ne peut pas ridiculiser. Le pouvoir des médias ne semble guère être différent à cette époque. Cnothan est un curieux village, et Hamish lui-même souligne l’influence négative que ce lieu, confie de préjugés et de superstitions, a sur lui, le si flegmatique policier. Et c’est non sans joie que le lecteur quittera avec lui ce village.

 

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