Les âmes sans nom de Xavier Marie Bonnot


Présentation de l’éditeur :

Belfast, années 80, l’ère Thatcher bat son plein et la guerre civile fait rage. L’IRA multiplie les attentats meurtriers. Sean Flanagan, l’un de ses combattants les plus déterminés, n’hésite pas à conclure des alliances douteuses avec certains nationalistes bretons, des illuminés passés par la Légion avant d’intégrer des groupuscules fascistes. L’action pour la cause irlandaise est le centre de sa vie, jusqu’au jour où sa femme, Barbara, est assassiné. Vingt ans plus tard, à Marseille, Pierre Martel, un officier de la DST en mission dans la turbulente cité de La Sauvagère, est massacré suivant un rituel étrange. Michel de Palma, dit le Baron, flic insoumis et brillant, est chargé de l’enquête. De mystérieux documents découverts chez Martel lui font vite comprendre qu’il ne pourra élucider les crimes du présent qu’en s’immergeant dans le passé trouble et inquiétant de cet homme apparemment sans histoires.

Mon avis :

Années 80.
Années 2000.
Marseille.
Belfast.
Le commandant de Palma ne change pas. Il est toujours aussi rétif à se soumettre à l’autorité. Ce n’est pas qu’il n’en fait qu’à sa tête, c’est qu’il tient à ce que justice soit rendue. Et là, franchement, cela ne commence pas forcément bien : un officier de la DST en mission a été assassiné, là, à Marseille. Est-ce lié à sa mission ? Non, ce serait trop simple. le Baron doit se plonger dans le passé de cet homme, et surtout, dans le passé de l’Irlande, du temps de Margareth Tchatcher, la dame de fer qui laissa mourir les grévistes de la faim irlandais. Oui, je prends partie.
Différente de ses enquêtes précédentes ? Oui et non. Oui, parce qu’il se plongera dans le nationalisme irlandais, et son étrange alliance avec des indépendantistes bretons. Il remontera même jusqu’à la seconde guerre mondiale, parce que les indépendantistes avaient été séduits par la collaboration avec les allemands. Bien sûr, pas tous, mais les extrémistes se rejoignent plus qu’on ne le pense. Non, parce que la famille est au coeur de cette intrigue, et que la vengeance est un désir universel qui, je le rappelle, est très éloigné de la justice. Je n’ai absolument pas envie de défendre ceux qui règlent des comptes des années après. Seul Kevin trouve grâce à mes yeux parce qu’il vit dans le présent, parce qu’il constate, quotidiennement, ce qui se passe vraiment en Irlande du Nord, la désespérance des jeunes qui se suicident et qu’il enterre les uns après les autres, presque au même rythme qu’il disait adieu à ses compagnons de lutte ou au victime d’attentat.
Les âmes sans nom est un roman policier solide qui, comme La voix du violon, nous emmène dans un passé récent mais presque oublié.

 

8 réflexions sur “Les âmes sans nom de Xavier Marie Bonnot

  1. Pingback: Bilan n°3 du challenge Polar et thriller 2019-2020 | deslivresetsharon

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