Archive | 6 octobre 2019

Si je reste de Gayle Forman

édition Pocket – 186 pages

Présentation de l’éditeur ;

Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis… Et puis vient l’accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d’abord, elle entend tout ce qu’on dit autour de son lit d’hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C’est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

Mon avis :

Ce livre était dans ma PAL depuis cinq ans. Je l’en ai sorti grâce au challenge Livra’deux pour pal’Addict, il m’a été proposé par angelbleu34.

J’aurai envie d’être brève, et je ne sais pas si je le serai ou pas. Si j’avais lu ce livre quand je l’ai acheté, est-ce que je l’aurai aimé ? Non. Si j’avais eu ce livre entre les mains entre les mains quand j’étais adolescente, aurai-je aimé ce livre ? Non.  Mes raisons sont les mêmes à tous les âges. Les voici.

J’ai du mal avec les livres larmoyants, les livres qui veulent absolument nous émouvoir. Oui, Mia vit une tragédie, je ne dirai pas le contraire. La dimension fantastique lui permet de savoir ce que pensent et vivent les siens, de se remémorer ce qu’elle a vécu. C’est un choix narratif intéressant. Maintenant [attention, spoiler contenu dans la quatrième de couverture] le côté : dois-je rester ou pas ? c’est à dire, pour être plus cru, dois-je vivre ou mourir ne se pose pas pour moi. Je n’ai jamais été attirée par les personnages éthérées qui poétisent à tout va et disent qu’une personne choisit de mourir (ou de vivre). La seule fois où une personne fait ce choix, c’est quand elle se suicide. Dire, laisser penser qu’une personne accidentée (ou malade) fait ce choix me dérange fortement – parce que je suis sûre que les personnes que j’ai connues et qui sont mortes ainsi auraient préféré vivre. Alors, cela console peut-être les survivants – peut-être. Cela peut aussi les enfoncer davantage : pourquoi mon amour, mon amitié n’a pas pu lui donner envie de s’accrocher ? Cela ne s’arrange pas forcément dans la seconde partie du livre, qui n’est pas racontée dans le quatrième de couverture, mais Mia a l’impression que certains proches l’autorisent à partir – parce que la vie à son réveil serait trop dure.

Je me suis dit aussi que l’auteur allait un peu trop loin dans la tragédie – oui, là aussi, c’est écrit sur le quatrième de couverture.

J’ai trouvé aussi qu’une des péripéties était un peu inutile. Oui, elle permet de mieux connaître Adam, l’amoureux de Mia. Mais il aurait pu choisir une solution tellement plus simple. La famille de Mia est loin d’être monstrueuse, les amis proches encore moins. Adam est un personnage excessif – est-ce dans son caractère, ou lié à l’adolescence ?

Après avoir dit tant de choses négatives, je vais tout de même essayer de trouver du positif – même si j’ai trouvé le livre pesant à lire, et regretter que la quatrième de couverture ôte déjà tout espoir, alors qu’il ne l’est qu’à une bonne moitié du livre. Les personnages des parents de Mia, ses grands-parents, sont vraiment des créations originales, la preuve que les contraires peuvent s’attirer – même si, en dépit de leur originalité, de leur passé de rocker, je les ai trouvés, eux et leurs amis, un brin conformistes.

La fin est quant à elle assez ouverte, mais ne me donne pas envie de découvrir la suite.