Je m’appelle requiem et je t’… de Stanislas Petrosky

Présentation de l’éditeur :

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

Circonstance d’écriture :

Petit coup de mou aujourd’hui, et plus l’envie d’écrire des avis. Si, si, cela me prend périodiquement. Donc, comme toujours, trois solutions : ne plus écrire vraiment, écrire un billet d’humeur qui n’aurait rien résolu, ou finir une chronique. Le choix est fait.

Mon avis :

Je fais souvent les choses dans le désordre, je chronique donc ce tome 1 (lu pourtant en premier) après le 4 et le 5. Ce que je ne regrette pas du tout, par contre, c’est la découverte de ce nouveau héros policier, pas du tout policé. Il faut dire (pour faire les choses dans l’ordre) qu’il est prêtre exorciste. Surtout, il interprète à sa manière l’une de ses obligations professionnelles : oui, il a fait voeu de célibat, et oui, il s’y tient. Par contre, pour la chasteté, il n’en est pas question : ses partenaires sont toutes adultes et consentantes. Aussi, quand une charmante jeune femme prénommée Marion (prénom que j’aime beaucoup) lui fait part d’une proposition professionnelle qu’elle a reçue via son site internet, son sang ne fait qu’un tour, et il a bien l’intention de l’aider. Précision n°1 : Marion travaille dans l’audiovisuel spécial adulte. Certains lecteurs auront déjà fui le livre depuis longtemps. Précision n°2 : il lui a été demandé par ce client de « performer » avec des enfants.  Et là, pour elle, c’est hors de question. Mais laisser faire, tout garder pour elle sachant qu’il y a des dingues dans la nature qui ne reculent pas devant l’idée de faire du mal à des enfants, là, c’est impossible pour elle. Impossible aussi pour Requiem. Il va donc se plonger corps et âme dans cette enquête. Oui, je sais, c’était facile, mais ce qu’il découvrira au cours de ses investigations a de quoi retourner, vraiment, de quoi laisser des traces durables, et comme l’indique la quatrième de couverture : Requiem ne pardonne pas. Ah, vous me direz que c’est son rôle de prêtre, pourtant ? Il a une dérogation.

Dit ainsi, vous pourrez penser que c’est un livre violent et sinistre. Ce n’est pas que cela. C’est aussi un livre bourré d’humour, de jeux de mots, de scènes d’acrobatie en chambre, entre adultes consentants, sans jamais viré à la domination type « cinquante nuances » : Requiem n’a que faire des jeunes filles naïves et très courges (si tant est que des personnages aussi courges qu’Anna existe vraiment), il préfère nettement les jeunes femmes qui savent ce qu’elles veulent et ne veulent pas, ce qui est au moins aussi important. Alors, lui et Marion vont mener l’enquête, et Requiem se retrouve très vite face à ce que je qualifierai de « coup de théâtre » – parce qu’une péripétie sanglante, c’est vraiment trop gentillet eu égard à ce qui s’est passé, et nécessite l’intervention de la police (encore une fois, j’ai l’impression d’édulcorer, pour ne pas donner trop d’indices sur l’intrigue). Alors Requiem était déjà déterminé, là, c’est pire encore, il entreprend une métamorphose pour, oui, pour, vous l’avez sur le bout de la langue, infiltrer ceux qui ont eu l’idée de ce projet et sont prêts à tout pour le dissimuler, et le mener à bien. Cela tombe bien, parce que Requiem aussi a l’intention d’aller au bout des choses.

Alors, comme pour les tomes suivants, et à venir, je ne peux que vous conseiller de rencontrer Esteban Lehydeux et de passer du temps en sa compagnie.

Mon billet ne serait pas complet à mes yeux sans un peu de musique :

 

3 réflexions sur “Je m’appelle requiem et je t’… de Stanislas Petrosky

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