Archive | 12 août 2019

Escapade littéraire : Paris

Présentation de l’éditeur :

Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu’y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs.
La Ville Lumière est l’une des métropoles les plus visitées, les plus fantasmées au monde. Symbole de la culture française, Paris fascine les écrivains étrangers, qui ne cessent de la représenter dans leurs oeuvres. E. E. Cummings, Graham Greene, Henry James, Richard Yates, Horace Walpole, Dino Buzzati… : tous ont puisé dans les richesses de la ville leur inspiration.

Merci aux éditions Robert Laffont : j’ai gagné ce livre à un concours.

Mon avis :

Vous croyez avoir tout lu sur Paris, et bien non. Cette collection « pavillons poche » nous permet de découvrir Paris vu par les écrivains anglais ou américains. Varié, ce recueil nous permet de lire des lettres du XVIIIe, des chroniques du début du XXe siècle, des extraits de romans ou de nouvelles. Ou comment voir l’après libération de Paris par les yeux d’un soldat américain  dans la nouvelle de Richard Yates « Liars in love » venu chercher du divertissement dans la capitale, lui-même étant écartelé entre l’Amérique, et son père, et l’Angleterre, où vivent sa mère et sa soeur avec lesquelles les liens se sont distendus depuis le divorce des parents.

J’ai trouvé que certains textes étaient vraiment drôles, comme « The man who stole the Eiffel tower » – ou que se passerait-il si quelqu’un enlevait la tour Eiffel, pour lui permettre de prendre quelques jours de vacances, loin des touristes exigeants ? Oui, il faut voir la tour Eiffel, comme il « faut » aller ici ou là si l’on « veut » visiter Paris. Mention spéciale pour les employés, à qui pense réellement le narrateur, puisqu’il prend soin de ramener la tour avant que les employés aient des ennuis et ne puissent toucher leur salaire. Un homme altruiste, un vrai.

J’ai découvert ainsi les chroniques d’E.E. Cummings, et sa connaissance intime de Paris, lui qui distingue « Paree », de « Paname », au grand dam de ceux qui croient tout connaître de la capitale française parce qu’ils vivent à « Paree ». J’ai moins été sensible au texte de Buzatti et j’ai trouvé qu’il détonnait par rapport aux autres. Peut-être a-t-il été choisi à cause du nombre de peintres qui ont été inspirés par la ville lumière et qui ont été oubliés après leur mort.

Je ne voudrai pas terminer par une note négative et vous parlerai de Travels with my aunt, oeuvre tourbillonnante dans laquelle Augusta entraîne son si conformiste neveu dans un passé toujours très présent – elle prend déjà le thé à la librairie Smith, comme je l’ai fait moi-même le 7 août.

Un recueil à lire pour redécouvrir Paris autrement.