Archive | 2 août 2019

Sur le fil du coeur de Théo Lemattre

Présentation de l’éditeur :

Constance et Weaver, étudiants, sont amenés à travailler en binôme au sein du même stage. Le problème ? Ils se détestent, ou du moins ils en sont persuadés. Désormais contraints de se côtoyer chaque jour, les deux jeunes gens vont devoir apprendre à surpasser leur rivalité pour mieux s’entraider. Alors qu’un rapprochement semble se dessiner entre eux, un événement les amène à se perdre de vue. Cinq ans plus tard, ils se retrouvent par un curieux hasard. Parviendront-ils à se donner une chance de renouer le fil de leur destin ?

Merci à Netgalley et aux éditions Amazon publishing pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce roman est à lire pour se détendre, si l’on est sensible à ce genre littéraire qu’est la romance contemporaine. Le roman se scinde en deux parties, avec une ellipse de cinq années entre les deux. Le fil conducteur est Contance et Weaver, deux étudiants en psychologie qui à la suite d’un concours de circonstance, sont obligés de faire leur stage ensemble. Constance, sur laquelle se focalise le récit, fait partie d’un groupe d’amies. Enfin d’amies… elles passent leur temps à se clasher et à boire, à monter en épingle les moindres défauts ou faux pas de l’autre. Elles parlent, mais elles ne s’écoutent pas. La plus représentative à cet égard est « Tamalou », que les autres ne gratifient même plus de son prénom, qui a renoncé à parler, à s’expliquer, puisqu’elle a très bien compris que les autres ne l’auraient pas entendu. Constance regrette aussi, et c’est dit à plusieurs reprises, ses années lycées. C’est son droit. Pour ma part, elles sont les pires années de ma vie et j’ai éprouvé un immense soulagement une fois qu’elles ont été derrière moi. Ce qui m’a frappé chez Constance, et chez Weaver, qui est son pendant masculine, est qu’ils se comportent tous les deux comme des mômes, leurs chamailleries sont dignes de gamins, aucun des deux n’est capable de mettre son ego de côté, allant de mesquinerie en mesquinerie. Pour deux personnes qui ont choisi la psychologie, elles n’en font pas vraiment preuve – je me suis même demandé pourquoi ils avaient choisi cette voie, tant ils ne semblent jamais parler de leur cours, de leur projet, simplement que waou ! ce fut dur d’en arriver là.

Plus j’avance dans cet écriture, plus j’ai l’impression de dresser un constat déprimant. L’amitié ? Il n’en reste pas grand chose, vu le nombre de non-dits. La famille ? Elle est absente pour Constance, qui en a recréé une avec sa logeuse, Weaver a comme seul souvenir de son père une voiture qu’il entretient soigneusement, et ne cherche pas à renouer les liens – y a-t-il un psy dans la salle ? Oui, je n’ai pas pu résister. L’amour ? Je ne l’ai pas trouvé tellement valorisé, d’ailleurs, je ne l’ai pas tellement trouvé. J’ai pourtant trouvé plaisir à lire la seconde partie, quand Constance et Weaver sont lancés dans leur vie d’adulte, pas tout à fait celle à laquelle ils pensaient – à eux de voir ce qu’ils sont prêts à accepter, ou pas, pour la vivre.

 

Sign of love, tome 4 : lion d’Anna Wyle

Présentation de l’éditeur :

Le jour de ses 20 ans, Anna Wyle, apprentie photographe et parisienne depuis dix ans, est sous le choc : elle vient d’apprendre que son père, Jim, et sa mère, Grace disparue depuis, ne sont pas ses parents biologique ! L’homme de sa vie sera celui avec qui elle s’accordera d’un point de vue astral, elle devra le trouver.
Sauf qu’Anna ne connaît pas sa date de naissance !
Un nouveau tome à San Francisco. « La suite des aventures d’Anna sous le signe du… Lion !»

Mon avis :

Je commence la saga en cours de route, avec ce tome 4 qui me permet de rencontrer Anna Wyle, qui a la chance de partir en reportage à San Francisco pour interviewer un géant du net. Oui, je dis bien « la chance » parce qu’elle a pris du galon par rapport à ses premières aventures mouvementées.
En effet, Anna a découvert qu’elle était adoptée, que son père a eu un fils biologique particulièrement brillant (Anna dit de lui, non sans humour, qu’il est « beau comme un dieu, mais con comme une valise sans poignée ») et que sa véritable date de naissance est inconnue. Du coup, il lui est impossible de dresser son vrai thème astral; ce qui n’est pas pratique quand on croit à l’importance des astres dans sa vie amoureuse.
Et aujourd’hui, c’est un homme natif du signe du lion qu’elle rencontre, un homme qui a réussi, qui est riche, qui peut satisfaire tous ses désirs. Cela ressemble presque à un conte de fées, et l’on sait ce que certains auteurs en ont fait (suivez cinquante fois mon regard, d’ailleurs Anna elle-même fait allusion au livre !) mais ce n’est heureusement pas le cas ici, Anna n’a pas du tout l’intention de céder aux désirs qui ne lui conviendraient pas ou d’oublier qui elle est parce qu’elle est amoureuse. Parce que oui, elle est amoureuse mais elle est aussi raisonnable, même si ce n’est pas la chose la plus facile. Ne comprends-elle pas qu’elle est aimée avant tout parce qu’elle est Zodiac girl, non pour qui elle est réellement.
Alors, qu’adviendra-t-il dans la suite de ses aventures ? Un « signe » pourrait-il revenir ?
Merci à French pulp édition et à Netgalley pour ce partenariat.