Archive | 29 juillet 2019

Il suffit d’une balle (Mais tout s’explique…) par Grégoire Lacroix

Présentation de l’éditeur :

Ce polar philosophique renferme le troublant témoignage d’un homme qui découvre, par hasard, qu’il est surdoué. Dopé, voire grisé par son imposant Q.I, il s’autorise alors à donner son avis sur tout. Y compris sur la vie privée de son voisin, Édouard de Padirac (rez-de-chaussée; porte de gauche.) Gentil voisin, mais un peu inquiétant tout de même… surtout lorsqu’il l’implique dans un meurtre. En effet, un individu est retrouvé inanimé chez de Padirac, une balle entre les deux yeux. En tant qu’agent du SORG, notre « surdoué » croit pouvoir gérer rapidement la situation, mais il se trompe. Cette fois, il éprouvera beaucoup de difficultés à éclaircir l’affaire. Mais que s’est-il passé ?!

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Netgalley et surtout les éditions Flamant noir pour ce partenariat qui m’ont permis de découvrir ce roman en avant-première.

Le héros, personnage principal et narrateur de cette histoire, c’est Grégoire. Il est un surdoué, qu’on se le dise, et depuis qu’il l’a découvert, il se sent pousser des ailes. Comment l’a-t-il découvert ? Oh, c’est tout simple : il a passé un test sur Internet, et les résultats le comblent de joie. Par conséquent, il ne cesse de donner son avis de surdoué (et d’agent du SORG) sur à peu près tout, et n’entend pas s’embarrasser avec des choses inutiles. Et parmi celles-ci, nous avons non pas son voisin Edouard, encore moins sa compagne Elena, mais le cadavre qui se trouve malheureusement dans le jardin de son voisin Padirac : à chacun de résoudre ses propres problèmes ! cependant, on est un surdoué – ou on ne l’est pas, et Grégoire ne peut pas s’empêcher d’enquêter un peu.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas tant l’enquête qui est prioritaire que les réflexions philosophiques de Grégoire. Je vous rassure tout de suite, elles sont claires compréhensibles, originales, pas du tout déconnectées du réel comme peuvent l’être certains philosophes – oui, ceux qui me connaissent savent à quel point j’apprécie peu cette matière, qui me le rend bien. En effet, la philosophie de Grégoire (qui rime avec le prénom de son voisin Edouard) est caustique, appuyant parfois là où cela fait mal, comme lorsqu’il parle des coachs – ou des multinationales. Edouard, son cher voisin, n’est pas en reste, lui qui est loin de se simplifier la vie.

Bref, un polar – oui, l’enquête sera résolu – hors-norme, à l’écriture brillante.