Tu ne perds rien pour attendre de Janis Otsiemi

Présentation de l’éditeur :

Flic à Libreville, Jean-Marc a perdu sa mère et sa sœur dans un accident de la circulation alors qu’il avait douze ans. Le chauffard, fils d’un ministre, n’a jamais été poursuivi. Jean-Marc est entré dans la police à cause de ce drame. Pour se venger, se faire justice lui-même, condamner à sa manière ce meurtrier. Mais, fatigué des magouilles de ses collègues de la PJ et des crimes, viols et disparitions quotidiens, il a demandé à être muté à la Sûreté urbaine de Libreville. Un service pas plus reluisant, mais où il a le temps de préparer une vengeance qui le fait tenir au quotidien. Chaque soir, il s’arrête devant la villa du chauffard, en attendant le jour où il fondra sur lui comme un prédateur. Mais pour le moment, tel un Dexter à la mode gabonaise, il nettoie les rues de Libreville des voyous, violeurs, politiciens véreux et génocidaires rwandais qui y sont planqués…

Mon avis :

Libreville, Gabon. Jean-Marc Oussavou est policier parce que justice n’a pas été rendue quand il était adolescent, et il ne désespère pas de pouvoir faire rendre justice, d’une manière ou d’une autre, à d’autres personnes. Un soir, il fait une rencontre. C’est banal, une rencontre, c’est simple, une rencontre. Elle est charmante, elle s’appelle Svetlana, elle est maman d’un petit garçon, Louis. Tout irait bien, si ce n’est que Svetlana a été assassinée voici deux ans, et que Jean-Marc doit se rendre à l’évidence (même si je me rends bien compte en vous écrivant que cette évidence n’est pas facile à croire) : c’est un fantôme qui est monté dans sa voiture. Heureusement, Jean-Marc n’est pas aussi superstitieux qu’on pourrait le penser, et il n’est pas effrayé, non, pas trop, il se demande simplement pourquoi Svetlana l’a choisi, lui, pour lui faire justice.

Que dire ? Nous sommes dans une affaire louche : la jeune femme a été tuée alors qu’elle quittait son travail au casino, casino dont les propriétaires ne sont pas des hommes à la réputation irréprochable. Des témoins, des amis ? Pas vraiment. Enfin, si, mais c’est compliqué. Pourtant, Jean-Marc persiste et enquête.

« Votre affaire est bien une patate chaude », lui dit-on. Certes. Dans un pays où la police est largement corrompue, où les couples ne durent pas, où les mères célibataires sont nombreuses, où le travail est précaire, une enquête pour une affaire quasiment classée ne pèse pas lourd, et peut vous entraîner plus loin que Jean-Marc, aidé par Roger Massambat et soutenu par Marie, sa compagne, ne l’avait pensé.

Un polar vif, enlevé, aux dialogues percutants et au récit précis, bref, une lecture intéressante, hors des sentiers battus.

 

42 réflexions sur “Tu ne perds rien pour attendre de Janis Otsiemi

  1. De Janis Otsiemi, j’avais lu « le chasseur de lucioles » et je me souviens du dépaysement total de ce polar. Il me reste à lire « les voleurs de sexe » et « african tabloïd »…. Oui, ma PAL fait plus que déborder !

          • J’ai relu des Gaston, dont celui où il dort avec le chat et la mouette, dans les livres !!!! Et celui où cela ressemble à un labyrinthe où les collègues viennent s’amuser ! PTDR

              • Mais on n’a pas de mouette !!!!!

                Minou a fait le chien de prairie ce soir, je grattais sur le sommet de son crâne et lui était assis sur son cul (ok, difficile de s’asseoir sur autre chose) et puis, il s’est dressé sur son postérieur, levant ses pattes avant, pour mieux me signaler sans doute qu’il avait bon. Il l’a fait deux fois. Excellent !

                Mais il reboite de nouveau, il a encore dû mal retomber en sautant…

              • Je ne sais pas comment il se fait mal, sans doute en sautant de son armoire sur la radiateur. Bon, on évite juste les jeux avec les croquettes, je les lui lance dans les pattes. Niveau câlins, il me fait la carpette 😉

              • Il se fait sans doute mal en descendant de l’armoire car il doit sauter sur le radiateur, il est assez épais, mais tout de même. Faudra inventer un espèce d’arbre à chat en DOY qui lui ferait comme une passerelle entre les deux.

                Ce soir, il a fait la carpette, comme d’hab, couché de tout son long et la tête tournée vers moi, puis il a fait la descente de lit (couché de tout son long, tête au sol, sans me fixer dans les yeux) et puis, roulement de tambour, je sentais que ça allait venir mais oui, il l’a fait, sans entrainement, mesdames et messieurs : la crêpe qui se retourne ! Oui, Monsieur s’est laissé aller à se mettre sur le dos pour se tourner dans l’autre sens. On se roule par terre… :p

                Quand je caresse là où les chats n’aiment pas vraiment (le alentours du bidou du dessous), il se recroqueville pour attraper ma main, avec ses griffes, mais il ne fait pas mal, ses dents se posent sur mon index, je les sens, mais il ne mord pas. Ouf !

                Chez mes parents, on a abandonné une chaton, Bagherra qui avait perdu les siens (on ne sait pas comment, sauf un, le chien l’a tué) l’a pris à la remorque.

              • A condition qu’il daigne utiliser la passerelle, et là, ce n’est pas gagné.
                L’entraînement, il n’y a que cela de vrai.
                Oui, c’est mieux, parce que parfois, ils ont des réactions un peu plus « dentaires ».
                L’abandon, ce n’est pas bien, mais l’adoption, oui – note, Moïra, qui adoptait tous les chatons abandonnés, a arrêté à onze ans. Place aux jeunes !

              • Oui, effectivement… Mais je la ferais en espèce d’arbre à chat, avec juste deux « marches »… En croisant les doigts que monsieur l’utilise…. 😆

                Une morsure de chat, putain, ça fait mal !! Ok, les dents du chien aussi…

                Je déteste les gens qui se débarrassent de leurs animaux en les foutant chez les autres qui ne leur ont rien demandé ! Ils ne savent pas qu’on a un tueur de petits chats à la maison… Si le chat lui fait face, le chien recule, mais s’il fuit devant lui… malheur à lui :/

                Oui, à 11 ans, un chat, ça laisse sa place aux jeunes.

              • Là, on n’est jamais sûr de rien !
                Oui, je sais, Duchesse m’a fait savoir ce matin qu’elle avait assez supporté ma présence.
                Je déteste aussi.
                Exactement ! Il faut savoir se ménager, dans la vie.

              • 2h que je suis restée près de lui ce soir ! Si avec tous ces ronrons je ne suis pas immunisée contre les AVC et autres maladies que l’on dit qu’on attrape pas si on a un chat sur les genoux, et bien, j’y comprend rien ! Mince, il était à côté de moi et pas sur mes genoux !! 😀

              • Je n’y comprendrai rien non plus ! Ah, on ne sait jamais, cela peut compter ! J’ai passé deux heures pleines avec mes chats hier aussi, je ne compte pas les moments plus brefs (quinze minutes par ci, dix minutes par là).

              • On va croiser les doigts pour l’AVC alors ! 😆

                Ce soir, j’ai bougé un peu mon cul sur le coussin du sol et il a détalé, alors que hier, après les câlins, il était monté sur le lit pour aller sur son coussin (y faire sa toilette, me regarder lire et ensuite, il a pieuté comme un loir).

                Ces chats sont parfois (souvent) incompréhensibles !

                bon, on doit trouver un truc pour sa descente parce qu’il poste encore sa patte comme un aristocrate prêt à boire le thé :/

              • Oui !
                Oh là là oui, je ne parle même pas du comportement de certain(e)s proprement imprévisibles.
                Quand je vois à quel point certains des miens descendent de meubles tels des brutes…

              • On se pose parfois des questions… Bon, le seule meuble sur lequel il grimpe, c’est cette armoire. Il ne grimpe pas sur les deux biblios, ni sur la desserte, ne chipote pas dans le bac jaune où sa bouffe est conservée. Il grimpe sur les deux lits, mais va direct sur son coussin ou l’intérieur fourrure (fausse) d’une vieille veste du travail de mon mari. Bien élevé pour un sauvage mal dégrossi ! 😀

              • Oui ! Prenons en charge les chatons égarés et montrons leur le chemin… Ce fut très utile aussi après l’AVC de Violette Désirée : elle était redevenue un chaton de deux mois… les autres l’ont aidé à tout réapprendre.

              • Oui – parfois ils se remettent, comme Violette, parfois non, comme Chanel, sa demi-soeur.
                Violette était devenue aveugle (heureusement, elle a recouvré la vue au bout de 24 heures) ne savait plus manger des croquettes… elle a été rééduquée par les autres.

              • Dans le reportage vu l’autre jour, ils s’étaient rendu compte, en caméra cachée, que les chats pouvaient s’entraider, là, c’était une mère qui aidait une de ses filles avec sa mise bas.

                La vieille grise chez nous surveillait les chatons de sa demi-soeur, Bagheera.

              • J’ai vu le petit chat, mais on ne sait plus l’approcher maintenant, il est toujours sous tutelle de Bagheera et il boit du lait dans la boite avec les autres, il aime ça.

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