Archive | 1 juillet 2019

Mission à Haut-Brion de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen

Présentation de l’éditeur ;

Il se passe des choses bien étranges dans le chai du domaine des Moniales Haut-Brion. Qui pourrait en vouloir à une propriété aussi discrète paisiblement ancrée dans la banlieue bordelaise ? Autorité incontestée dans le milieu de la vigne et du vin, Benjamin Cooker est l’un des œnologues les plus célèbres du monde. Parfois redouté, toujours respecté, il est souvent consulté, pour apporter ses connaissances et livrer ses appréciations. Avec la complicité de son jeune assistant Virgile Lanssien, il va arpenter le prestigieux terroir des Graves où quelques mystères fermente à l’ombre des grands châteaux.

Mon avis :

J’ai lu plusieurs enquêtes mettant en scène Benjamin Cooker et son assistant, mais là, il s’agit de sa toute première. Ce n’est pas que nous en découvrons un peu plus sur lui au cours de cette première enquête, c’est au contraire que nous découvrons qu’il n’aime pas parler de lui, et encore moins de sa famille. Il a raison, trop souvent les enquêteurs passent plus de temps à résoudre leur problème de couples (ou d’absence de couples) et leur relation difficile avec leur progéniture. Benjamin a une vie de couple équilibrée, une grande fille, et c’est tout ce qu’il faut savoir. Perfectionniste, il apporte un soin particulier à l’écriture de ses articles, il est toujours près à aider ceux qu’il estime en cas de gros problèmes, et c’est bien ce qui se passe dans ce premier volume.

Il ne s’agit pas de morts d’homme – pas encore – il s’agit plutôt de la mort d’un terroir, de traditions, au profit de la modernité, et d’un certain confort qui se confond étonnamment avec le profit financier. Quand Denis Massepain, le « patron des Moniales », le contacte à la suite d’une contamination aux bactéries dans des fûts, il est loin de s’imaginer ce qui l’attend. La formule attendue ensuite est sans doute : « je ne vous dévoilerai pas tout ». Je dirai simplement que, dans le milieu viticole, les enjeux sont parfois très éloignés du vin et de la vinification.

Un petit reproche, tout de même : j’aurai aimé en savoir plus sur l’un des personnages, que l’on quitte trop abruptement.