Archive | 21 juin 2019

Nos trente ans d’Arthur Dreyfus

Présentation de l’éditeur :

Un micro. Un intervieweur invisible. Trois garçons et trois filles. Six personnages qui, ensemble, incarnent la génération dite des « millenials » – ceux qui sont devenus des adultes au tournant du nouveau millénaire. Qui ont appris à vivre à travers des écrans. Et qui tous, à leur manière, cherchent à comprendre ce que signifie « devenir adulte ». Ou plutôt : à garder espoir dans un monde déjà foutu, où la politique ne pourrait plus rien…

Mon avis :

Merci à Babelio et aux éditions Audible pour ce partenariat.

Ce fut mon premier livre audio, et ce fut une expérience particulière, que j’ai eu très envie d’arrêter, à plusieurs reprises. En effet, ce livre a été conçu pour être écouté, non lu, et cela change, à mon avis, la façon dont le livre lui-même a été conçu. Les six personnages (que j’ai eu du mal à repérer, me perdant souvent) sont en effet interviewer par … l’auteur ? un narrateur ? sur des sujets tels que l’amour, l’argent, le travail, la place (leur place ?) dans la famille. Ce sont des trentenaires – et moi pas – ce qui expliquent aussi que leurs confidences ne m’ont pas vraiment intéressée. J’ai eu l’impression de me retrouver le 15 juin 2019 (oui, j’adore être précise) dans un café, en train d’entendre intégralement la conversation de voisins qui ne m’intéressaient pas. Ou comment se rendre compte, finalement, que « lire » un roman tenait un peu du voyeurisme.
Cet audio-livre est composé de sept épisodes, dont j’ai réparti l’écoute sur plusieurs jours. Je n’ai pas vraiment ressenti d’originalité dans les paroles de ces personnages. C’était sans doute le but, dresser un portrait de cette génération. J’ai même eu parfois l’impression d’entendre des lieux communs, et vous vous doutez bien que les propos de cette chère Sybille, professeur à la Sorbonne, ont trouvé un écho (négatif) en moi (ou m’ont fait bouillir, au choix) : Je n’ai pas travaillé pendant trois ans sur la place des adverbes chez Bossuet pour me retrouver à faire de la discipline et à confisquer des téléphones portables. 
Ces personnages parlent beaucoup (forcément), dissertent énormément sur leur vie, sur leur choix de vie, sur la construction de leur vie, se découvrent eux-mêmes, se lient parfois, à d’autres, racontent leur passé, l’histoire de leur famille, la culture, et agissent peu. Oui, je n’ai pas réussi à me passionner, à m’intéresser à leur propos parce que ceux-ci s’écartent peu des lieux communs, de ce que l’on voit dans les médias de cette génération.
J’aimerai conclure sur une note positive, je n’en trouve pas réellement, ne serait-ce que parce que j’ai eu du mal à situer les personnages, qui ne se présentent pas. Mis à part deux d’entre eux, j’ai franchement eu du mal à les (re)situer.
Bref, un livre qui plaira peut-être aux trentenaires, mais qui ne m’a pas réellement séduite.