Archive | 17 juin 2019

Les filles au chocolat, tome 4 : Coeur Coco de Cathy Cassidy

édition Pocket – 246 pages.

Présentation de l’éditeur :

Coco est la plus jeune des sœurs Tanberry, mais elle a déjà un caractère bien à elle. Sa passion : la nature et les animaux. Et elle adore par-dessus tout ses cours d’équitation.
Ainsi, quand son cheval préféré, est vendu, Coco enquête aussitôt sur son nouveau propriétaire. Malheureusement, ce qu’elle apprend ne la rassure pas du tout… Mais, entre sa grande sœur Honey qui est en pleine crise et Summer qui se remet tout juste de son trouble alimentaire, Coco ne peut compter sur le soutien de sa famille. Pourra-t-elle sauver la ponette toute seule ? Ou… avec l’aide d’un nouvel ami ?

Mon avis :

Je n’avais pas lu de volumes de cette série depuis longtemps,et pourtant, je les ai quasiment tous. C’est une question d’occasion,et le challenge Un mot, des titres, en était une.
Coco a tout pour être ma sœur préférée. Elle a beau être jeune, elle s’investit à fond dans la défense des animaux. Elle est la petite dernière, et a donc parfois du mal à être prise au sérieux par ses aînées, qui ont leur propre préoccupation, leurs propres soucis : ce n’est pas parce qu’un volume est consacré à chacune des soeurs que leurs soucis prennent fin une fois que celui-ci est refermé.

« Je n’ai pas envie de faire plus mûre. J’ai envie de rester moi-même » dit-elle à ses amis, et elle a parfaitement raison.

S’investir pour sauver les tigres, les pandas, c’est bien. Il ne faut cependant pas oublier que la maltraitance, elle est le plus souvent très proche de nous. On ne parle jamais réellement des centres équestres, on nous en montre toujours une visite idyllique, « mignonne », avec de gentilles petites filles qui montent de joyeux poneys presque tout roses. On ne montre pas les poneys qui sont revendus parce qu’ils ne conviennent pas, ou plus. On ne montre pas à qui ils sont vendus, et quelles est leur destination finale. Bien sûr, vous vous doutez bien que je mentionnerai ici Négus de Longuemare. issu du même élevage d’Urgente, je le voyais chaque fois que j’allais voir ma grand-mère. Un jour, ses propriétaires ont décidé de le vendre – à la boucherie si nécessaire. C’est ma grand-mère qui l’a racheté.

Ce n’est pas exactement ce qui se passent pour Coconut et l’autre pensionnaire, bien pleine, et ne recevant pas les soins nécessaires. Un centre équestre est avant tout un business, envisager d’en ouvrir un aussi. Sous ses dehors sucrés, cette série nous montre aussi que maltraiter un animal, c’est exercer un pouvoir sur lui, c’est vouloir qu’il se plie à la volonté de son maître. Certains reportent leur frustration sur les animaux, et exercent cette domination, d’autres étendent leur domination sur les animaux et sur les humains. Pessimistes ? Oui. Il est bon de pouvoir en parler, de partager, de dire ce qui est. Même en cas de gros coups durs, la famille de Coco fait de son mieux pour prendre soin des siens, de ceux qui en ont besoin, et c’est déjà beaucoup dans une aire où l’individualisme est érigé en norme.