Archive | 12 juin 2019

Les DIY de Maélie de Marilou Addison

Présentation de l’éditeur :

Bon, salut tout le monde! Super contente de voir que vous avez été plusieurs à réagir à ma demande et à m’envoyer des questions. Étant donné que vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, je crois qu’il était temps que je fasse une foire aux questions, plus connue sous le nom de FAQ! En fait, il y a une raison bien particulière pour laquelle j’ai eu envie de faire cette FAQ. C’est que… je dois vous avouer quelque chose. Premièrement, ce n’est pas la première chaîne You Tube que je démarre. Mais j’ai dû fermer l’autre parce que j’ai subi beaucoup d’intimidation, à mon ancienne école.Je sais que je ne suis pas la seule à en vivre, et c’est pour éviter que ça vous arrive que j’en parle aujourd’hui. Je crois que l’important, c’est de jamais baisser les bras. Et de pas avoir honte.

Merci à Netgalley et aux éditions Boomerang pour ce partenariat.

Mon avis :

Attention, attention ! Ne vous fiez pas à un visuel coloré et chatoyant : le sujet du livre est plus profond, plus complexe qu’il n’y paraît. Comme quoi, la littérature jeunesse peut vraiment aborder toutes les thématiques.
Maélie est une adolescente comme les autres. Ou presque. Elle se fait des amies – ou pas – elle fréquente des parties – ou pas – elle vit son premier amour – ou presque. Oui, la vie de Maélie n’est pas si simple, puisqu’elle vit chez Sam et a dû effectuer sa rentrée dans un nouvel établissement. Pourquoi ? Les raisons ne sont pas simples. L’on découvre qu’elle a été victime de cyberharcèlement, et qu’elle a donc choisi de clôturer tous ses comptes. Elle a du mal à s’en remettre, forcément, d’autant plus qu’elle ne s’est pas confiée à ce sujet, et qu’il suffirait d’un rien, comme de rouvrir une chaîne youtube, un compte FB pour que cela recommence. Sa chance ? Croiser la route de Paméla, qui n’est pas du genre à se laisser faire ou à garder les choses pour elle. N’oublions jamais : la première chose à faire pour lutter contre le harcèlement, c’est d’en parler. Spécial dédicace aux professeurs qui pensent encore qu’en parler, c’est rapporter, et ce n’est « pas bien ». Non, ils ne sont pas dans le livre, ils sont dans la vraie vie, et je suis heureuse de ne pas travailler avec ce genre de collègues.
Maélie, en plus, a une vie familiale compliquée. Elle a été adoptée, ses parents ne le lui ont pas caché, non plus que l’identité de sa mère biologique, décédée dans un accident de voiture quand elle avait deux ans. En revanche, ils n’ont jamais été très présents pour elle, peu de tendresse, peu de communication, aucun manque de confort matériel, néanmoins. Maélie en souffre, oui, et n’ose pas leur dire puisqu’ils pensent tout faire pour le mieux. Elle souffre aussi de revenir dans la région natale de sa mère, entourée de personnes qui en savent bien plus long sur Lili qu’elle-même n’en a jamais su, entre rumeur et vérité. il n’est pas facile pour elle de se frayer un chemin au milieu de personne qui ont l’impression de la connaître, tant elle leur rappelle Lili, sa mère. Lili qui étouffait dans le carcan familial, Lili qui voulait simplement être libre, à une époque où être fille mère n’était pas simple. Quoi qu’on puisse dire sur elle, elle reste pour moi éminemment sympathique.
Une belle découverte québécoise.