Archive | 7 juin 2019

La librairie des rêves suspendus d’Emily Blaine

 

Présentation de l’éditeur :

Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de  bad boy  que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…  Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir  : celui de vivre leurs rêves.

Merci à Netgalley et aux éditions Harlequins pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai découvert ce livre en avant-première grâce au challenge Netgalley. Avantage de ce challenge (et vous savez à quel point j’adore les challenges) : découvrir des romans vers lesquels l’on n’irait pas forcément. Ainsi, je n’avais jamais lu de romans d’Emily Blaine, et la romance n’est pas vraiment mon genre de prédilection.
Comme souvent, cette intrigue confronte deux personnages que tout oppose. D’un côté, nous avons Maxime, acteur qui a le vent en poupe. Il ne cultive pas seulement une image de bad boy, il en est un, et a été condamné, après une dernière bagarre, à des travaux d’intérêts généraux. De l’autre côté, nous avons Sarah, libraire, gérant un club de lecture, et incorrigible romantique. Ce qui les rapproche ? Un ami commun, qui se dit que la condamnation de l’un est l’occasion de donner un coup de main à l’autre – la discrétion de Sarah étant une valeur ajoutée.
Oui, l’on se doute qu’au cours de ses deux mois, ils vont se rapprocher. Reste à savoir comment et pourquoi. Déjà, le roman nous plonge dans la vie quotidienne d’une libraire qui peine à vivre de son « art » : le monde du livre est en crise, les petites librairies ont tendance à disparaître, malgré toute la bonne volonté des passionnés de livres que sont les libraires. Lire, c’est partager, partager les histoires que d’autres ont écrites, partager le plaisir de lire et d’écrire avec d’autres. Offrir un livre, c’est parler autant à la personne à qui on l’offre que de soi – en l’offrant.
Autre point fort de ce livre : des personnages secondaires qui tiennent la route, qu’ils soient masculins ou féminins. Ils ne sont pas lisses, ils sont nettement caractérisés – mention spéciale pour Mathilde, Anita et Elise. D’ailleurs, les personnages principaux ne sont pas non plus manichéens : on ne naît pas violent, ce sont les événements qui vous rendent ainsi.
En bref, un roman qui ne manque pas d’intérêt.