Archive | 6 juin 2019

Carmen Sandiego : Opération chasse au trésor par Catherine Hapka

Présentation de l’éditeur :

Lorsqu’ils tombent sur une carte vieille de plusieurs siècles, Carmen Sandiego et son équipe se lancent un nouveau défi : en déchiffrer le code secret pour découvrir un trésor pirate. Des rues pavées de Londres jusqu’à une cité engloutie aux Caraïbes, Carmen doit garder une longueur d’avance sur ses ennemis jurés si elle veut mettre la main sur le trésor… Aide Carmen à résoudre l’énigme !

Merci à netgalley et aux éditions Hachette pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce fut vraiment une lecture plaisante que celle de ce roman. Je ne connais toujours pas la série télévisée, qu’importe ? J’apprécie toujours autant cette héroïne atypique, dans la lignée d’un Arsène Lupin ou d’un Robin des Bois.
Oui, elle maîtrise parfaitement les techniques de vol qui lui ont été inculqués, elle sait s’appuyer sur ses alliés, qui sont des personnes de confiance : voler est une chose, voler pour redistribuer justement le butin en est une autre. Surtout, ses adversaires n’ont vraiment, mais alors vraiment pas les mêmes objectifs qu’elles, et ont surtout une solide organisation derrière eux.
L’intrigue nous permet aussi de nous intéresser à une catégorie de « vilains » mythique, vilains et héros à la fois : les pirates. Il est question aussi de la place des femmes de la piraterie, parce que, dans quasiment tous les domaines historiques, les femmes ont été oubliées, et même si elles sont rares, elles ne doivent pas être laissée de côté. D’ailleurs, les cruautés des pirates ne sont pas non plus oubliés, et elles ne peuvent que faire réagir, donnant ainsi un portrait loin des figures romantiques qui ont pu être disséminés dans la littérature.
Autre adversaire, et non des moindres (mais, parfois, des plus drôles) : Chase Devineaux. Il est obtus, il est obtus, les nuances, très peu pour lui ! Tous les moyens (de transport) sont bons pour arrêter Carmen. Il lui faudrait simplement un peu plus de largeurs d’esprit, dans tous les sens du terme.
Je n’ai garde d’oublier le dossier final, qui nous apprend plus sur Tortuga ou la Tour de Londres.
Vive Carmen.

Bienvenue au Mordret’s Pub – Tome 2 par Cloé Duc et Tatiana Duc

Présentation de l’éditeur :

Naola a rejoint l’équipe d’élite de la plus prestigieuse école de vol de Stuttgart, un choix de scolarité des plus musclés ! D’autant plus que, toujours coincée au Mordret’s Pub en attendant l’occasion de plier bagage, elle doit jongler entre les cours, l’entraînement impitoyable de Mordret, son travail de serveuse, ses visites aux Halles Basses, ses amis, et l’inquiétude de ses parents, qui ont de plus en plus de mal à accepter ses décisions. Pourtant, elle ne lâche rien. Elle est prête à se battre pour gagner son indépendance, même si le prix à payer risque fort de s’avérer élevé : on ne sort jamais indemne des canines d’un vampire…

Mon avis :

C’est grave, docteur ? Mon personnage préféré n’est pas Naola, mais un personnage secondaire qui prend cependant beaucoup d’importance dans la vie et le récit de Naola : Maden. Oui, il s’agit d’un jeune mécamage qui nous en apprend beaucoup plus sur l’envers du décor de ce monde magique que Naola.

Oui, Naola est une sorcière, elle a toujours vécu avec la magie, tout a toujours été naturel pour elle, et dans le premier tome, elle a bien découvert des événements peu reluisants. Sa vie sentimentale est des plus compliquée, entre le garçon qu’elle repousse, celui qu’elle aime officiellement, et celui qu’elle aime officieusement. Sa vie familiale n’est pas forcément simple. Elle paraît s’être à peu près réconciliée avec ses parents, mais elle tient cependant à garder son indépendance qu’elle a conquise de haute lutte. aussi entend-elle bien le rester, même vis à vis de Mordret.

J’admets que j’apprécie beaucoup ce personnage, plus complexe que l’on pouvait s’y attendre – moins impulsif que Naola ou que Charm, vampirette assez drôle dans son genre (le genre vampire, bien entendu). Mordret maîtrise bien les arcanes d’un monde dans lequel, finalement, Naola ne fait que débarquer. Il sait ce qu’il en coûte d’être différent, de vouloir lutter contre des personnes puissantes, et si lui ne risque moins, étant donné sa puissance et son expérience, ce n’est pas le cas pour un petit mécamage comme Maden.

Oui, ce tome 2 est la fin des aventures du Mordret’s pub. Dommage, j’aurai bien passé plus de temps en leur compagnie.