L’expérience de la pluie de Clélie Avit

Présentation de l’éditeur :

Camille et Arthur vivent dans une bulle. Pourquoi cette mère et son fils de 6 ans vivent-ils seuls, dans cette bulle ouatée en évitant tout contact et interaction avec le monde qui les entoure ? Tous les deux atteints du syndrome d’Asperger, leur quotidien est rythmé par un emploi du temps très précis et chaque contact physique, s’il n’est pas anticipé et prévu est une souffrance, parfois à la limite du supportable. Aurélien entre dans leur vie par hasard et fera peu à peu tomber les murs qu’elle a érigés autour d’eux.

Mon avis :

Je remercie les éditions Plon et Netgalley pour ce partenariat.

J’ai voulu lire ce livre parce que le sujet – l’autisme – m’intéressait. Et le problème n’est pas Camille et Arthur, une mère et un fils tous les deux autistes Asperger hypersensoriels, mais le problème est toutes les personnes qui les entourent. Trop, c’est trop : toutes les personnes de leur entourage ont un problème grave ou très grave, et à force, je me suis sentie noyée dans le trop de douleurs, comme si je me retrouvais moi-même hyper sollicitée par chacune de ses histoires qui se juxtaposent, se superposent les unes aux autres. C’était peut-être l’effet recherché, cependant, je n’ai du coup ressenti aucune empathie pour les personnages secondaires comme Eloïse ou Lucile – pour ne pas dire Caroline.

Puis, nous avons l’effet inverse : le pas-assez. Nous n’avons pas suffisamment d’informations pour appréhender le personnage d’Aurélien, ou alors ces informations viennent trop tard, un peu comme pour Lucile. Parfois, nous n’avons même aucune information, j’ai eu l’impression de rester dans un flou artistique concernant les relations entre certains personnages, les non-dits. Or, comme je suis quelqu’un de très terre à terre, j’ai vraiment besoin d’un minimum d’explication pour comprendre certains faits, surtout quand j’ai droit à des commentaires philosophiques et répétitifs.

Je n’ai pas oublié Camille et son fils Arthur. L’un des faits qui m’a étonné n’est pas qu’Arthur ne soit pas scolarisé mais qu’à aucun moment ( ou alors, j’ai mal lu), on ne lui propose un(e) AESH : tous les élèves atteints de troubles du spectre autistique que je connais en ont un(e), et cette présence a grandement favorisé leur scolarité, leur socialisation. Puis, Camille et Arthur sont autistes Asperger et ont strictement les mêmes troubles, ce qui me semble assez rare. Il est intéressant de mettre en avant l’hypersensibilité, cependant ce n’est pas le seul trouble dont ils peuvent être atteints – et j’ai trouvé souvent qu’Arthur avait un langage très mature pour son âge.

Pour résumé, en dépit d’un sujet intéressant, j’ai un peu l’impression d’être passée à côté de ce livre.

6 réflexions sur “L’expérience de la pluie de Clélie Avit

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