La nounou barbue d’Aloysius Chabossot

Présentation de l’éditeur :

Cathy élève seule ses deux enfants, Lucas et Pilou, dans un petit village au cœur de la Dordogne. Son quotidien est heureusement allégé par le soutien sans faille de sa tante Lulu. Jusqu’au jour où – catastrophe ! – tante Lulu tombe de l’escabeau et se retrouve immobilisée, les deux chevilles dans le plâtre. Cathy décide alors d’engager une aide pour s’occuper des enfants. Mais dans la région, les candidats sont rares… Pressée par le temps, son choix se portera sur le seul aspirant disponible, Elias, grand gaillard barbu tenant plus du bûcheron bourru que de la baby-sitter accomplie. Cathy parviendra-t-elle à composer avec cette nounou au profil pour le moins atypique ?

Merci aux éditions Eyrolles et à Babelio pour ce partenariat et aussi pour la rencontre qui a eu lieu le 18 avril 2019.

Mon avis :

Bienvenue en Dordogne. Non, je ne serai pas méchante, je dirai simplement que certains ne situeraient pas une comédie romantique dans un village – à moins qu’un palace n’y soit en construction, qu’un homme sublime n’en prenne la direction et qu’une jeune gourde, pardon, une jeune femme ravissante n’y cherche du travail. Là, nous sommes dans un authentique village, calme, serein, et Cathy n’est pas une jeune fille naïve. Elle a été quittée par son mari, au profit de sa secrétaire, et a donc dû se débrouiller, notamment pour faire garder ses enfants. Elle est coiffeuse, et le salon de coiffure du village est un peu le lieu où les potins s’échangent, un lieu de vie, un lieu de rencontre, animé en partie par l’inénarrable Ghislaine, dynamique et inusable. J’ajoute que Cathy adû se débrouiller, notamment pour faire garder ses enfants. Et oui, c’est un véritable problème à « Trou perdu les bruyères ». Aussi, a-t-elle la chance d’avoir sa tante Lulu pour la dépanner, si ce n’est que celle-ci est victime d’un accident malencontreux qui l’empêchera de mener sa mission à bien pendant trois mois. Oui, dit ainsi, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’une mission secrète, dangereuse, périlleuse. C’est presque cela.
J’ai déjà dit qu’il était difficile de trouver quelqu’un pour garder des enfants – aussi, le casting pour trouver une baby sitter s’annonce-t-il compliqué ! Et le gagnant est… un homme ! Oui, peu de personnes confieraient leurs enfants à un homme, pour cause de très nombreux préjugés. J’ai presque envie de vous rassurer tout de suite : il faut vraiment oublier les préjugés, on ne sombrera pas dans un roman sordide. Nous serons dans un roman qui prend son temps, un roman de la renaissance – oui, je spoile presque, parce que l’on s’attend un peu à une partie du dénouement. On ne s’attend pas à d’autres, qui nous rappellent que les personnages ne sont pas coupés du monde. Certains thèmes abordés sont assez durs, comme le deuil, la dépression, la culpabilité, la résilience. L’auteur ne prétend pas que l’on oublie, il montre qu’il est nécessaire de vivre avec, de parvenir à vivre avec. Cela demande du temps, et c’est aussi pour cela que la fin du roman reste en partie ouverte.
Un roman divertissant, mais pas seulement.

 

4 réflexions sur “La nounou barbue d’Aloysius Chabossot

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