Haut le choeur de Gaëlle Perrin-Guillet

Présentation de l’éditeur :

« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver ». Depuis qu’Eloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison… Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Eloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse… Une promesse de sang.

Merci à Joël, des éditions Taurnada, pour sa confiance.

Mon avis :

Que se passe-t-il après ? Après que le tueur a été jugé et condamné ? En l’occurrence, il s’agit d’une tueuse. Elle se nomme Eloane Frezet, elle est une femme tueuse en série, cas rare, et elle purge sa peine de prison depuis six ans. Eloane a fasciné, une journaliste, Alix Flament  lui a même consacré un livre, basé sur leurs entretiens.

A force d’être gavé de séries télévisées mettant en scène des « psychopathes », l’on en oublie la véritable définition de ce mot. Oui, Eloane était parfaitement intégrée socialement, on peut même dire qu’elle menait une vie ordinaire. Il suffit d’une rencontre. Il suffit aussi de « sortir de sa zone de confort ». Oui, l’on ne saura pas dans le roman ce qui a poussé cette infirmière, au seuil de la trentaine, à vouloir travailler dans une prison, sortir de sa zone de confort n’est qu’une idée de ma part – presque une formule toute faite, un peu comme qualifier de « psychopathe » tout tueur.

Retourner aux origines, une base que l’on oublie souvent. Penser qu’avant Eloane, il y avait le tueur dont elle veut poursuivre l’oeuvre. Il a été un enfant invisible. Il a été un homme que l’on ne voyait pas vraiment, qui vivait là, à côté des autres et non avec les autres. Un homme qui semblait inoffensif. Un homme que l’on oublie un peu au cours de cette enquête parce qu’il est mort, de mort naturelle – pas de violence, pas d’évasion spectaculaire – et parce que ses motivations n’ont jamais été comprises. Enfin, si, elles l’ont été par Eloane, par elle seule, ce qui reste totalement opaque pour les enquêteurs.

Et l’après, me direz-vous ? L’après, c’est une route semée de violence après l’évasion d’Eloane, qui se plaît à semer des indices, difficiles à interpréter, pour le lecteur, pour la police, pour Alix aussi, qui se retrouve au coeur de l’enquête avec son mari, légiste de son état. Ce n’est pas faute d’enquêter, ce n’est pas faute de se replonger dans le passé – rien n’est facile au cours de cette intrigue menée tambour battant. Je me suis littéralement laissée emportée par cette course contre la montre pour qu’Eloane ne termine pas ce qu’elle a continué.

Un roman policier prenant.

Et une dédicace, à notre chef de choeur.

 

7 réflexions sur “Haut le choeur de Gaëlle Perrin-Guillet

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