Archive | 30 mars 2019

La griffe du chat de Sophie Chabanel

Présentation de l’éditeur :

Une étude américaine a prouvé que caresser un chat diminuait le risque d’infarctus, mais il n’est pas encore dit que cela arrêtait les balles : le propriétaire d’un bar à chats lillois est retrouvé gisant dans une mare de sang au milieu de ses matous. Comble de l’infamie, le chat star du commerce, Ruru, manque à l’appel. La commissaire Romano est mise sur le coup, assistée de son adjoint Tellier aussi terre à terre qu’elle est spirituelle et borderline. Étrangement, ce duo insensé fait des étincelles sur le terrain, et l’assassin voleur de chat (si tant est que ce soit une seule et même personne) va devoir user de mille ruses s’il compte échapper à ces deux enquêteurs de choc…

Circonstance d’écriture :

Presque neuf ans que je décidai d’ouvrir un blog. En tout cas, le 30 mars 2010 n’était pas une bonne journée. Le 30 mars 1998 non plus.

Mon avis :

Les bars à chats, ce sont de bonnes idées. Cela dépend ce que l’on en fait. A Rouen, le bar à chats sert à socialiser les chats qui appartiennent à une association et à les faire adopter, selon des règles très précises. Le règlement est très strict également – pour le plus grand bien des chats. Ici, à Lille, le but est surtout de surfer sur une vague marketing juteuse, en proposant avant tout de magnifiques chats de race à caresser. D’ailleurs, le propriétaire du bar ne cache pas tout le bien qu’il pense de son entreprise, alors ???
Il ne peut plus protester, il a été assassiné. Le plus beau chat du bar a également disparu ! Le voleur et le meurtrier sont-ils une seule et même personne ?
Je ne veux pas trop en dévoiler sur ce roman très plaisant à lire, roman de la solitude et de la difficulté à se construire, à assumer ses actes. Sur fond de magouilles politiques, l’enquête nous montre qu’il n’existe pas de petits profits : tous les coups sont permis. Toutes les bassesses sont possibles pour parvenir à ses fins, toutes les petites lâchetés aussi.
Pessimiste ce roman ? Sous des couleurs humoristiques, oui : assumer ses actes est important, on ne le redira jamais assez, oser parler aussi, même si c’est facile à dire, derrière son bureau, en tapant un article de blog.
Tendresse particulière pour l’enquêtrice, qui assume son mode de vie. Tendresse aussi pour la solitude du voleur de chats. Oui, même quand son identité est connue. Il n’est pas le pire individu de cette histoire.
Combien de temps tiendrai-je sans lire la suite ?
PS : sur le site des éditions Seuil, ils mettent que si l’on a aimé ce livre, on aimera aussi L’enigme de Flatey. Ils ne se sont pas trompés.