Archive | 26 mars 2019

Des morts si proches par Robert Dugoni

Présentation de l’éditeur :

Durant l’enquête sur la mort d’un jeune garçon renversé par une voiture qui a pris la fuite, la détective de la Criminelle de Seattle, Tracy Crosswhite, fait une découverte surprenante : le suspect est un militaire en service actif sur une base navale locale. Après la disparition d’une pièce à conviction cruciale, l’homme est disculpé par un tribunal militaire. Mais Tracy a conscience de ne pouvoir tourner le dos à ce type d’injustice.

Merci à Netgalley et aux éditions Amazon Pubishing pour ce partenariat.

Mon avis :

Vous avez devant vous l’avis d’une blogueuse qui s’apprête à s’en prendre plein la figure ou presque de la part des fans de cet auteur et de son enquêtrice. Qu’importe ! Pourquoi bloguer si ce n’est pas pour dire ce que l’on pense d’un livre.
Je n’ai pas d’atomes crochus avec les personnages, ou avec ce type d’enquêtes. Oui, le premier chapitre, qui nous permet de rencontrer la future victime m’avait émue. Après, ce sont les enquêteurs qui rentrent en scène, et leurs problèmes personnels pas toujours intéressants prennent trop souvent le dessus. Oui, je me moque que Tracy, vu son grand âge, ne puisse plus manger tout ce qu’elle veut, sous peine de voir la nourriture ingérée terminer sur ses hanches. Je me moque aussi que Célia fasse du pilate afin de pouvoir manger deux donuts deux fois par semaine et conserver sa silhouette de rêve. L’enquête sera-t-elle résolue plus vite ? Bien sûr que non. Je ne passerai pas sous silence les difficultés à concevoir de Tracy, sauf qu’elle ne m’intéresse pas non plus. Miss Marple, Maura Isles, Bo Bradely n’ont pas d’enfants et elles ne nous n’en parlent pas à longueur de romans. A ce moment, j’en étais à 20 % de ma lecture, j’en avais presque oublié la victime, et je ne vous parle même pas de l’intrigue policière, qui se trouvait à ce moment réduit à sa portion congrue. C’est dommage, parce que les problèmes évoqués par ailleurs sont véritablement intéressants, comme les moyens de lutter contre le nombre croissant d’utilisateurs d’héroïne et des conséquences de la légalisation de la marijuana – à méditer avant toute chose.
Heureusement, après l’intrigue policière prend enfin le dessus et j’ai poussé un soupir de soulagement. Si, si. Je me suis même vraiment senti emportée par l’intrigue, peut-être parce que l’on se préoccupe enfin du jeune garçon qui a été renversé, et pour quelles raisons il l’a été. L’enquête reste lente, non seulement à cause de la procédure, mais aussi des bâtons qui sont mis dans les roues des enquêteurs. Qui a intérêt à la ralentir ainsi ? Serait-ce lié à cette fameuse drogue qui inonde la ville et a causé des victimes, dont la nièce d’un des policiers ?
La deuxième moitié du roman est plus réussie que la première, plus rythmée, mais aussi plus proche de l’humain que de la procédure.
Bref, une héroïne qui ne m’a toujours pas conquise, et, après cette deuxième lecture, je n’ai pas l’impression que cela arrive un jour.