L’affaire Galton de Ross MacDonald

édition Gallmeister – 262 pages.

Présentation de l’éditeur :

Une vieille dame richissime demande à Lew Archer de retrouver son héritier, disparu deux décennies plus tôt en compagnie d’une femme peu recommandable. Sans illusions, Archer se lance sur cette piste refroidie lorsqu’un meurtre surprenant l’en détourne. À défaut d’héritier, Archer débusque un squelette sans tête, un malfrat malin et une blonde terrorisée. Et découvre une combine particulièrement inventive, même pour la Californie.

Mon avis :

Lew Archer pourrait presque dire que l’affaire commence comme une enquête de routine. Après tout, retrouver des personnes disparues, mettre le nez dans les affaires de famille tout sauf heureuses et aimantes, c’est son quotidien. Problèmes : la disparition a eu lieu vingt ans plus tôt et les ennuis débutent immédiatement.
Alors que l’on croit que l’affaire est rapidement résolue, ou presque, une nouvelle piste s’ouvre, avec des péripéties qui plongent Archer dans des difficultés imprévues – et je reste évasive à dessein. Seulement, quoi qu’il lui arrive, Archer n’est pas le genre de détective à baisser les bras, ni à renoncer à mener à bien l’enquête qui lui a été confiée. Les femmes sont très nombreuses dans ce récit. Madame Galton, bien sûr, richissime veuve qui a été si dure avec son fils qu’elle l’a perdu et tente aujourd’hui de trouver un peu de bonheur – si c’est possible. Mme, femme et mère respectable, qui a pourtant un passé à cacher. Sheila, fille du docteur et bien décidé, du haut de ses études approfondies de sociologie – elle est en deuxième année – de comprendre le monde mieux que personne et de vivre son amour au grand jour. Mme Alice Sable, dont le mari prend grand soin.
Être la mère, être la femme, la conjointe, l’amante, la maîtresse, la veuve, être la fille, être la nièce : toutes les femmes sont définies dans ce roman (et dans la société ?) par rapport à un ou plusieurs hommes. Après, passer sa vie avec lui ou non est une question de d’opportunité, de choix, de conséquences aussi.
C’est facile à dire, le roman a été sans doute moins facile à écrire, mais le suspens est vraiment maintenu jusqu’à la toute dernière page. L’intrigue est particulièrement bien construite, entre drame, tragédie et escroquerie. Lew Archer paie largement de sa personne dans cette enquête, pensant toujours à la justice et à la vérité avant ses propres intérêts. L’amour peut faire faire des bêtises, pas l’amour de la justice – il peut simplement vous envoyer à l’hôpital, dans cette huitième enquête. Il m’en reste encore dix à découvrir.

5 réflexions sur “L’affaire Galton de Ross MacDonald

  1. Lew Archer, je l’ai rencontré puis je l’ai abandonné, pas parce que je n’aimais pas, mais parce que je n’ai plus eu le temps de revenir à lui, comme avec d’autres !! 😥

  2. viens de le terminer en editions 10 18 une vraie drogue pour moi deja lu 8 de la série Lew Archer
    je pense le relire chez Gallmeister nouvelle traduction

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