Archive | 22 mars 2019

La première empreinte de Xavier-Marie Bonnot

Présentation de l’éditeur :

Une spécialiste de la préhistoire retrouvée noyée dans les calanques quelques années après la mort accidentelle mais irrésolue de quatre plongeurs.
Des meurtres sauvages perpétrés selon un rituel précis et signés d’une main en négatif. Un coupable que tout dénonce : Marseille devient le théâtre d’une affaire sans précédent… Le commandant De Palma, dit le Baron, compte bien résoudre ces énigmes au plus vite. Pour cela, il lui faudra comprendre le pouvoir qu’exerce la grotte Le Guen, centre du puzzle. Et remonter aux origines de l’humanité, à l’époque où nos ancêtres vivaient dans cette même cavité, qui se trouve aujourd’hui ensevelie à 38 mètres de profondeur…

Merci aux éditions Belfond et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Des meurtres. Des meurtres de femmes, pour ne pas changer ai-je envie de dire. Ce n’est pas la construction du récit qui est laborieuse, c’est le meurtre auquel doivent faire face les enquêteurs qui sont particulièrement poisseux. Je n’irai pas jusqu’à dire que tout nous ramène à la grotte Le Guen, mais presque.
Nous sommes à Marseille, et c’est la première enquête du commandant De Palma, surnommé Le Baron. Nous sommes à Marseille et nous nous sentons bien à Marseille, sans caricature, sans exagération. Le parler marseillais a toute sa place ici, et les personnages, même s’il s’agit d’une première enquête, ont déjà un solide passé commun – ou pas. Ils se connaissent, s’estiment, ont des souvenirs en commun.
La victime, par contre, reste presque mystérieuse, lisse, scientifique, oui, entièrement dévouée à son métier, pour ne pas dire carriériste, et rien de plus, sa vie sentimentale n’était qu’un des moyens de parfaire sa carrière. Elle n’est que la première, d’autres suivront. Quels liens peut bien les unir ? Surtout, De palma a une forte tendance à vouloir aller au fond des choses, et tant pis si d’autres crimes, plus médiatiques, sont censés requérir toute son attention.
Comme souvent, l’origine des crimes est à rechercher dans le passé, un passé même très ancien. Que peuvent faire les progrès de la science, quelle que soit cette science, face aux névroses profondément ancrées et aux croyances ?
Cherchez la femme, ai-je envie de dire, et pas seulement les victimes : les survivantes, celles qui ont enterré leurs morts, celles qui ont survécu, celles qui ont fait souffrir aussi, toutes ont leur importance dans la construction de l’intrigue.
J’ai très envie de retrouver le commandant De Palma dans une nouvelle enquête.