Archive | 21 mars 2019

Les Aventures du jeune Jules Verne, tome 3 : Voyage dans les abîmes

Présentation de l’éditeur :

Le progrès s’invite enfin à Nantes ! Un congrès scientifique va avoir lieu, et d’éminents professeurs sont attendus. De quoi combler Jules et ses amis. Mais une mystérieuse organisation kidnappe les savants et tente de détourner leurs connaissances à des fins criminelles. Les Aventuriers du XXIe siècle sont prêts à tout pour déjouer ce complot diabolique, même à s’aventurer vingt mille lieues sous la terre…

Mon avis :

Les aventures du jeune Jules Verne, soit on se fait à la structure de ces romans, soit on ne s’y fait pas, et à partir du troisième tome, j’ai décidé de m’y faire, puisque leur lecture n’était pas si désagréable que cela.
Oui, il faut du temps pour que l’intrigue s’insère dans la vie quotidienne de Jules, de Caroline, sa cousine étroitement surveillée, de Marie, qui devra abandonner le collège à la fin de l’année parce qu’elle est une fille (je me suis même demandé s’il existait vraiment des collèges « mixtes » à cette époque) et de Huan, qui doit se justifier d’être français, lui dont les parents ont émigré des années auparavant. Jules et ses idées progressives, ses rêves un peu fous se trouve mis à l’écart de sa famille, il ne se tient pas « comme il faut », et ses inventions sont pour le moins déroutantes. S’il ne s’épanouit pas au collège, il peut compter sur le capitaine Némo, mais aussi sur André Gouy, ancien rêveur, authentique scientifique actuellement.
Le progrès n’attend pas, ou presque pas, dans cette bonne ville de Nantes qui bruit de légendes, mais pas seulement : les souterrains, les grottes cachent bien des mystères, et les disparus le sont réellement. D’ailleurs, c’est André Gouy, l’ami du capitaine Nemo, qui disparaît à son tour. Envers et contre tout, les quatre amis mènent l’enquête.
Comme souvent, les dangers sont bien réels, parce que les ennemis n’ont peur de rien, si ce n’est du progrès. Ils ne craignent pas d’ailleurs de se référer à tous les symboles religieux de la destruction – les quatre cavaliers, pour les nommer – et à des méthodes vieilles comme le monde pour parvenir à leur fin. Ils ont oublié que l’inventivité et la solidarité pouvaient beaucoup également.
Le dénouement est un peu rapide, comparé au reste de l’intrigue, mais il apporte une certaine satisfaction.