Si je mens, tu vas en enfer de Sarah Pinborough

éditions Préludes – 416 pages.

Présentation de l’éditeur :

Brisée par un passé tragique, Lisa n’a d’autre rêve qu’une vie sans histoire, à l’abri des regards. Mais quand sa fille, Ava, sauve un petit garçon de la noyade et que l’adolescente devient une héroïne locale, leur monde menace de s’effondrer. Marilyn, elle, a un mari parfait, une maison parfaite, un boulot parfait. Pourtant, lorsque la vie de sa meilleure amie, Lisa, est sur le point de s’écrouler, la sienne bascule. Un instant aura suffi à bouleverser l’existence de ces trois femmes. Il y a des secrets qu’il vaudrait mieux ne jamais voir ressurgir. Il y a des fautes qu’on ne peut pas oublier.
Mon avis :

Je pourrai presque vous dire que je n’ai pas de chance en ce moment tant je lis des livres noirs, sombres, désespérants, pour ne pas dire désespérés.
Tout semblait pourtant presque bien aller au début de ce livre. Vous l’aurez compris, « presque » est le mot-clef de l’histoire, qui s’ouvre devant nous comme des poupées russes, libérant une nouvelle strate de secret après l’autre. Lisa est une mère célibataire comme une autre, sauf qu’elle tient vraiment à rester célibataire. Elle a un bon travail, une meilleure amie, et surprotège sa fille comme seule une personne ayant vécu des faits tragiques peut le faire. Elle a beau prendre toutes les précautions du monde, elle oublie que l’ennemi est souvent intime, et qu’une adolescente, de nos jours, avec l’ordinateur, la tablette et le téléphone portable, n’est pas à l’abri dans la chambre. Ou, pour utiliser une expression qui s’accorde parfaitement avec le titre du roman, l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Le démarrage peut sembler un peu long, mais une fois que l’on est emporté dans le tourbillon des tourments – bien réels – de Lisa, que l’on découvre les rouages de la justice anglaise, on a envie d’en savoir davantage, bref, de savoir comment Lisa, Ava et Marilyn vont s’en sortir. Il ne faudrait pas oublier Marilyn, la meilleure amie d’Ava, qui passe par toute une palette d’émotions dans ce roman, et qui déploie toujours énormément d’énergie simplement pour avoir l’air de vivre normalement. Un peu comme Ava, finalement.
Je n’ai garde d’oublier, aussi, le poids des médias. A une époque, on pouvait espérer le droit à l’oubli – même si ce que je dis peut hérisser. Maintenant, on gagne surtout le droit au harcèlement , le droit qu’à chaque anonyme à se faire son opinion sur vous, sans vous connaître, le droit de faire savoir cette opinion, parce que lui aussi, après tout, a une opinion et tient à être un peu connu.
Merci à Netgalley et aux éditions Préludes pour m’avoir permis de découvrir ce livre en avant-première.

8 réflexions sur “Si je mens, tu vas en enfer de Sarah Pinborough

  1. Le droit à être oublié, une notion qui n’existe plus de nos jours, de la SF pour les ados d’aujourd’hui alors que tout à fait normal dans le monde dans lequel nous vivions avant. Pour les opinions, tu sais ce qu’on dit… c’est comme les trous du cul, tout le monde en a au moins un ! 😆

    Par contre, c’est pas sympa, c’est toi qui ment et c’est moi qui vais en enfer !! 👿 Un joli titre qui en dit déjà long et hélas, ce n’est que trop vrai, combien ont payé pour les mensonges des autres !

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