Ville condamnée de Nicolas Villeneuve

Présentation de l’éditeur :

« Bienvenue à Mersin ».
C’est l’affiche qui accueille Marc et ses compagnons à l’entrée de la petite ville calme. Peut-être même trop calme. Pas de bruit, pas d’habitant… simplement des questions qui se bousculent dans les têtes et l’étrange sensation d’une présence qui murmure de fuir.

Mon avis :

J’ai lu ce livre grâce à l’auteur qui me l’a gentiment proposé en partenariat. Et, comme d’habitude, j’ai été très longue à le lire, et encore plus longue à le chroniquer. Voilà, maintenant, c’est fait.

Ma première pensée a été : mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ? Marc, sa fille Jessica et son frère Henri (parfois insupportable), se retrouvent dans une ville complètement perdue, au fin fond de la France très profonde – à vrai dire, on n’a pas l’impression que cette ville soit répertoriée quelque part. Nous ne sommes pas dans une ville moderne chère au coeur des urbanistes. On peut même encore trouver une station service et une boutique ! Il faudrait simplement que la station ait de l’essence, et que la boutique ait des clients. Pour se faire, il faudrait… et bien, que la ville ne soit pas totalement désertée. Pas d’habitants, pas de visiteurs, si ce n’est notre trio égaré, auquel se joignent bientôt une jeune femme tout aussi perdue, et un tout jeune livreur. Leur objectif ? Non, pas rester, mais partir le plus vite possible. Si ce n’est que partir est impossible.

A un moment, nous basculons. Non, je ne vous dirai pas dans quoi – je rédige mon avis, pas une fiche de lecture (encore que… dans une fiche de lecture, je ne demande pas de résumé complet puisqu’on le trouve assez facilement, et bien, sur internet). Mais nous basculons, et nous ne savons plus quel point de vue est réel, lequel ne l’est pas, parce qu’entre certains chapitres, les faits sont réorganisés de manière très différentes, avec, cependant, un point fixe : Marc. Autant quand même vous le révélez : il restera toujours un doute sur ce qui est réel, et ce qui ne l’est pas. J’assume totalement le fait d’avoir eu un doute, de ne pas avoir choisi à la fin, parce que je crois que cela participe vraiment de la construction du livre. Ce qui se passe à Mersin est hors-norme, d’autant plus que là non plus, on ne saura pas ce qui s’est passé. Pourtant, vous auriez tort de croire, parce que j’accumule les négations, que la lecture de ce livre a été négative : elle m’a fait sortir de mes genres littéraires de prédilection, sans pour autant être trop « horrifique ». Suggérer fait toujours plus peur que montrer. Affronter ses peurs n’est jamais facile – regarder en face ce que l’on a fait, ou pas, non plus.

Un avis un peu mystérieux (du moins, j’espère l’avoir été) qui vous donnera envie de vous rendre dans cette Ville condamnée.

 

 

2 réflexions sur “Ville condamnée de Nicolas Villeneuve

  1. Pingback: Le mois du polar 2019, c’est ici | deslivresetsharon

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