Archive | 8 février 2019

L’enfant invisible de Cornélia Read

Présentation de l’éditeur :

Dans le troisième roman de Cornelia Read, on retrouve son héroïne Madeline Dare à New York, en 1990. Tandis qu’elle aide une cousine à débroussailler un petit cimetière privé, Madeline découvre le cadavre d’un enfant. La police établit rapidement l’identité de la victime : Teddy Underhill, trois ans, dont la disparition a été signalée par son arrière-grand-mère. La mère de Teddy, Angela, et son compagnon, Albert, sont bientôt arrêtés. Madeline Dare assiste au procès en simple spectatrice, impuissante face au cours immuable de la justice, mais constamment en proie à une émotion très vive, tant le sort du petit Teddy lui inspire de compassion.

Mon avis :

Si vous n’avez pas le moral, si vous êtes même très déprimé(e) alors ce livre vous enfoncera encore plus !
Prenez le sujet, tout simplement : alors que Madeline, l’héroïne fétiche de Cornelia Read, aidait des amis à désherber un vieux cimetière, elle trouve le cadavre d’un enfant. Il ne s’agit pas d’une tombe qui aurait été profanée, ou d’une famille trop pauvre pour payer des funérailles, non, il s’agit d’un enfant qui a été assassiné, sûrement même torturé avant de mourir.
Oui, nous saurons qui a tué. Ce qui ne veut pas dire que justice sera faite – nous le verrons dans la seconde partie du roman, au cours d’une partie que je qualifierai de « thriller judiciaire ». Avocat et procureur savent comment agencer les faits pour obtenir une condamnation – ou pas. Le sort des enfants n’est pas à envier, quand les adultes cherchent simplement à vivre leur vie, à survivre parfois, mais surtout, à servir au mieux leurs intérêts. Je ferai court : les enfants sont toujours les perdants.
Quant à Madeline, je l’apprécie toujours modérément, et le milieu dans lequel elle évolue pas du tout. Sa soeur a la tête sur les épaules (ouf) mais ses amies sont de grandes enfants perdues, qui ont elles-mêmes des amis, des petits amis et des conjoints imbuvables. Elles sont le plus souvent incapables d’assumer quoi que ce soit ou qui que ce soit. Ne parlons pas de leurs opinions, dont le racisme ne se cache même pas. Bref, un portrait tout sauf flatteur de l’Amérique des années 90.
L’enfant invisible, un roman dur et douloureux, de bout en bout.