Partir c’est mourir de Jean Mignot

Présentation de l’éditeur :

En pleine nuit, le corps de Séverine est trouvé allongé dans la rue, devant chez elle à Versailles. Elle est atteinte d’une balle dans la tête. Elle est dans le coma et la médecine refuse de retirer la balle. Elle s’apprêtait à partir faire le djihad en Syrie après s’être convertie à l’Islam. Qui a commis cette tentative de meurtre ? Anouar, à qui elle venait d’annoncer qu’elle renonçait à partir avec lui ? Frédéric, l’amant de Séverine ? Alice, la femme de ce dernier ou Arthur, le fils de celle-ci ? C’est le commandant Bertrand qui mène l’enquête. Un flic à l’originalité qui cache sa sensibilité et le drame qu’il a vécu. En cours d’enquête, deux autres crimes sont commis.

Mon avis :

Ce n’est pas un secret, j’adore les romans policiers et quand j’ai vu ce livre sur Netgalley, je me suis laissée tenter. Problème : je n’ai pas aimé ce livre. Et là, vous vous dites « c’est court, comme avis ». Oui, je sais, c’est pour cette raison que je vais développer.
Le premier chapitre, qui nous plonge au coeur de l’intrigue, m’avait plu, et après ce début sur les chapeaux de roue, je m’attendais à ce que le reste soit de même nature. Pas trop. Chaque personnage est longuement présenté, décrit, et nous nous retrouvons plongés dans son passé, au point que je me suis retrouvée parfois à devoir faire coïncider ce que je venais de lire, montrant un personnage tout jeune adolescent, et l’époque actuelle dans laquelle le personnage l’était moins. Il fallait simplement que je m’adapte à cette façon de construire les personnages.
Par contre, ce qui m’a vraiment gêné, c’est la syntaxe. Je me suis même questionnée sur les raisons de transcrire les dialogues ainsi. En effet, quel que soit le personnage, adolescent, éducateur chevronné, femme timide, effacé et respectable, commandant, tous oublient une fois sur deux voir plus le « ne » de la négation – mais pas toujours, parfois, il est bien en place, et surtout, le « e » des « je » et autres pronoms est fréquemment élidé. Oui, cela donne peut-être une transcription de l’oralité, pourtant, quand cet effet porte sur tous les dialogues, c’est agaçant, et j’avais bien du mal à croire en la caractérisation de ces personnages qui parlaient tous de la même façon.
Beaucoup de secrets ou de non dits parsèment cette intrigue. J’aurai aimé que le voile soit levé sur certains d’entre eux. J’aurai aimé aussi que certains ne se voilent pas la face et « se bougent » un peu plus. Oui, les situations évoquées dans le livre sont malheureusement crédibles, et sont exploitées dans d’autres intrigues. Cependant, j’ai toujours du mal face à la naïveté et à la passivité de certains, surtout quand ils (ou elles) sont entourés de personnages prêts à agir. Roman policier, oui, mais j’aurai vraiment envie de savoir ce qui a poussé Séverine à agir comme elle a agi avant le commencement du roman, parce que les décisions qu’elle a prises tout au long de sa vie ne sont pas si évidentes que cela à prendre, y compris en connaissant son passé.
Bref, un roman que j’ai peu apprécié, mais que vous apprécierez peut-être.
Merci à Netgalley et aux édtions Bookelis pour ce partenariat.

4 réflexions sur “Partir c’est mourir de Jean Mignot

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