Sans compter la neige de Brice Homs

Présentation de l’éditeur :

Appelé pour rejoindre précipitamment sa compagne qui va accoucher de leur premier enfant, Russel Fontenot – surnommé Frenchie Boy – doit quitter précipitamment Washington pour rejoindre en voiture Charlottesville. Un trajet, en principe de quelques heures, qui, sous l’effet d’une soudaine tempête de neige, va s’éterniser. Au fil de cette nuit riche en rencontres, hanté par l’idée de devenir père, Russell va se remémorer son enfance auprès d’un père étrange et distant – qui lui a pourtant tout donné –, ses années universitaires où le rock, l’amitié et les drogues forment un puissant cocktail, la naissance de l’amour. Surtout, il va devoir se confronter au secret lié à sa propre naissance et à la disparition de sa mère. Russell arrivera-t-il à temps pour l’accouchement ? Et pourquoi vient-il de bifurquer et de prendre une autre direction… celle qui fuit vers le nord ?

Mon avis :

L’art de sortir des sentiers battus.
Une nuit, une vie.
Oui, le roman se déroule sur vingt quatre heures, vingt quatre heures et un épilogue qui permet de nous emmener un peu vers l’avenir.
Ce à quoi nous assistons, c’est à une naissance, mais du point de vue du père. Il est loin de la mère, pour une seule journée, et il devra donc effectuer un périple, en forme de voyage initiatique pour parvenir à temps chez lui. Ce voyage, nous le suivons heure par heure avec lui.
Il neige, comme en un retour au pays de l’enfance, et le narrateur-personnage principal commet ce que je nommerai une succession d’actes manqués – mais sont-ils vraiment tous involontaires ?
Il se penche sur son enfance et sur sa jeunesse. La paternité, tout comme la stabilité professionnelle, marque une étape dans sa vie, après la stabilité professionnelle auprès de Jennie.
Sa jeunesse ? Elle fut simple et sordide à la fois.
Je note aussi l’importance du nom, et du prénom. « Le vieux », nous ne saurons pas tout de suite son nom et son prénom, et son propre fils ne l’appelle pas « papa ». « Koz », son meilleur ami – ou du moins ce qui s’en approche le plus, refuse son prénom et ce que son propre père a souhaité lui transmettre avec.
Rouler, même en campagne, même quand il neige, c’est aussi l’occasion de faire des rencontres, et quand on s’enfonce dans le pessimiste, il est bon aussi de rencontrer des gens qui vivent en étant plus positif.
En toile de fond, non pas la Louisiane mais la culture cajun, le fait d’être, ou de ne pas vouloir être cajun.
Un roman surprenant, en dehors des schémas attendus.

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