Raison de tuer de Blake Pierce

Présentation de l’éditeur :

La lieutenante de la police criminelle Avery Black a traversé l’enfer. Autrefois la meilleure avocate de la défense, elle est tombée en disgrâce quand elle a réussi à faire sortir un brillant professeur de Harvard – seulement pour le voir tuer à nouveau. Elle a perdu son mari ainsi que sa fille, et sa vie s’est effondrée autour d’elle.Essayant de se racheter, Avery s’est tournée vers l’autre côté de la loi. En travaillant dur pour gravir les échelons, elle a atteint la Brigade Criminelle, au mépris des autres agents, qui se souviennent encore de ce qu’elle a fait, et qui la haïront toujours. Cependant même eux ne peuvent nier qu’Avery a un esprit brillant, et quand un inquiétant tueur en série sème la peur au cœur de Boston, tuant des filles issues des meilleures universités, c’est vers Avery qu’ils se tournent. C’est l’occasion pour Avery de faire ses preuves, de trouver finalement la rédemption dont elle a tant besoin. Et pourtant, comme elle va bientôt le découvrir, Avery va se heurter à un tueur aussi brillant et audacieux qu’elle.

Mon avis :

Cet ebook traîne dans ma liseuse depuis dix-mois et j’ai envie de dire un grand « bof ». La cause première est la traduction, qui n’est franchement pas réussie. Il faut passer outre toutes les erreurs de traduction, les phrases non terminées. C’est parfois un peu lassant, comme s’il fallait rester toujours sur le qui-vive pour être sûr d’avoir bien compris.

Puis, il y a les personnages, qui ne m’ont pas intéressée plus que cela. D’ailleurs, je suis même en train de me demander comment je vais pouvoir écrire un avis qui ne soit pas aussi ennuyeux que les stéréotypes de ce livre. Prenez l’héroïne. Elle a été une avocate brillantissime. Las ! Elle a fait relâché un tueur en série, qui a eu l’exquise délicatesse de tuer à nouveau dès qu’il a été déclaré innocent. Je laisse le soin à un profiler digne de ce nom d’étudier son cas. Anita a donc sombré, elle a décidé de se racheter, en travaillant désormais pour la justice, plutôt que de continuer à être avocate pour se payer une vie aisée et des chaussures de marque. Soyons clair, cependant, elle ne vit pas dans la misère la plus crasse, elle a toujours un physique très attractif, et tient plus de la gravure de mode que de la policière de terrain – j’ai quelques héroïnes en tête pour contrebalancer son portrait. Elle est séparée de son mari, sans que l’on sache très précisément à quel moment cela s’est passé. Elle ne s’entend pas formidablement bien avec sa fille, elle ne s’est d’ailleurs jamais vraiment entendue avec elle – ses difficultés à être mère ne sont pas vraiment approfondies. Bien que cette famille soit aisée, j’ai eu l’impression que Rose s’est élevée toute seule. Anita, d’ailleurs… On découvre son enfance, sous le signe de l’alcoolisme parental et de la violence. Au bout d’un moment, je me suis même demandée comment elle avait pu mener de telles études, eu égard au milieu dont elle était issue. Je me suis dit que j’avais dû rater quelque chose.

L’enquête, ah oui, je l’avais presque oublié. Parce qu’elle est brillante, Anita (qui porte le même prénom que l’auteur de Les hommes préfèrent les blondes), elle suit son intuition et les pistes qu’elle découvre. Mais elle a tout de même besoin de se faire aidée par… par… Oui, vous avez deviné, le tueur en série qui a tué pour elle et qu’elle avait fait libérer. Ai-je le droit de dire que c’est absurde ? Je m’en moque, je le dis quand même ! Cette héroïne solitaire veut arrêter les meurtres, arrêter le coupable, et sur sa route, elle rencontre des jeunes gens, des hommes, qui pètent un câble, parce que, parce que… et bien on ne le saura pas vraiment ! Elle pressent des mystères mais hop ! pas le temps de creuser, le vrai meurtrier l’attend. D’ailleurs, avec lui, elle n’aura pas le temps de creuser non plus.

Oui, je parle assez légèrement de cette histoire dans laquelle nous côtoyons des horreurs parce que l’on ne s’attarde pas, on ne nous laisse pas le temps de mesurer ce qui a été vécu, subi, et parfois, cela en est presque indécent. Oui, la littérature n’a pas à être morale, j’en conviens, elle n’a pas non plus à être une course à l’efficacité en matière de construction d’intrigue.

Je m’arrête là, parce que je sens que je pourrai tourner encore en boucle sur l’écriture de ce roman, de construction très classique, avec les inévitables chapitres dans lesquels nous sommes dans la tête du tueur – et ce qui s’y passe n’est franchement pas intéressant !

15 réflexions sur “Raison de tuer de Blake Pierce

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