Archive | 8 janvier 2019

Brebis galeuses de Gunnar Staalesen

Présentation de l’éditeur :

Varg Veum est chargé par Karin, son amie de l’Etat civil, de mettre la main sur sa sœur Siren. Douze ans auparavant, alors qu’il travaillait encore à la protection de l’Enfance, Varg avait aidé l’adolescente et celle-ci semblait depuis s’être tirée d’affaire. Mais la mort de son mari, six mois auparavant, lors d’un incendie, l’a fait replonger dans l’enfer de la drogue. Dans le même temps, un étudiant sud-africain en instance d’expulsion du pays demande l’aide du détective.

Mon avis :

Sixième enquête de Varg Veum, enquête au début de laquelle nous découvrons à quel point la situation financière de Varg est précaire. En fait, il n’a pas de situation financière du tout, il est à sec, archi à sec, et pourtant, il accepte d’enquêter gratuitement pour une amie – parce qu’il a le sens de l’amitié, parce qu’elle lui a rendu tellement de services qu’il estime que c’est la moindre des choses qu’il puisse faire.
Puis, Siren, la jeune femme disparue, petite soeur de son amie Karin, il la connaît déjà. Des années plus tôt, il était parti à sa recherche et avait réussi à la retrouver. La vie de la jeune femme semblait avoir depuis repris son cours normal, jusqu’à la mort, dans un incendie, de son mari. Et si Varg parvient à la retrouver, c’est pour se retrouver pris au piège à son tour dans une maison en flamme, sauvé in extremis par les pompiers, au grand regret de la police.
Le problème de Varg est simple : il est trop souvent au mauvais endroit au mauvais moment. Même le jeune étudiant sud-africain qui lui demande de l’aide n’est pas aussi innocent, aussi victime de la bureaucratie norvégienne qu’il veut bien le faire croire à Varg. Qu’il soit en danger, le détective n’en doute pas. Qu’il lui ait dit la véritable cause de sa mise en danger, non, il ne le croit pas, surtout que les cadavres ont une forte tendance à se multiplier, et notre détective courageux à accumuler les ennuis.
Pourtant, il ne renonce pas. Jamais. Ce n’est pas son genre, même si, comme tout bon détective qui se respecte, il se prendra des coups, fera un séjour à l’hôpital, et même en cellule grâce à la bienveillance de son commissaire préféré – qui l’aurait bien gardé en cellule encore plus longtemps si cela avait été possible.
Ce que Varg Veum a découvert ? Ce n’est pas joli joli. C’est même bien pire que tout ce que l’on aurait pu penser, égratignant au passage ce beau pays qu’est la Norvège. Dans ce pays, on sait accueillir les étrangers, on sait leur trouver du travail et leur permettre d’étudier sereinement. De même, il n’existe pas d’hôtel où l’on peut louer une chambre pour un moment, ni de problème avec la drogue, ou avec des médicaments pas vraiment autorisés. Oui, la Norvège est un beau pays.