Archive | 2 janvier 2019

Sherlock, Lupin et moi, tome 3 : L’énigme de la rose écarlate d’Irene Adler

édition Albin Michel – 272 pages.

Présentation de l’éditeur :

Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées ! Lorsqu’un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l’intermédiaire du Times. Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter… Il ne leur reste plus qu’une chose à faire : mener l’enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n’est-ce pas ce qu’ils font de mieux ?

Mon avis :

Le temps passe vite, déjà Noël approche et Irene s’active pour préparer les fêtes avec sa mère, enfin heureuse de vivre à Londres, loin de la guerre qui déchire la France. Sherlock n’est pas loin, et, ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que Arsène Lupin ne l’est pas non plus. Surtout, une nouvelle énigme va solliciter leur perspicacité. Ils se retrouvent un peu seuls tous les trois parce que, c’est bien connu, que peuvent connaître trois adolescents au domaine des enquêtes ?
Ils rencontrent pourtant un allié de taille, pour un temps du moins : Charles Frederick Fields, un policier retraité devenu détective, qui veut en finir une fois pour toute avec une enquête à laquelle il n’a pas vraiment pu mettre un point final vingt ans plus tôt, celle de la rose écarlate, un groupe de voleurs audacieux. La différence est que la nouvelle bande tue. Que peuvent faire trois adolescents et un détective pas vraiment en odeur de sainteté auprès de la police pour les empêcher ? Autant vous dire que c’est bien compliqué !
Surtout, Irene s’aperçoit assez rapidement d’un fait. Non, je ne vous parle pas de l’intérêt que le jeune Arsène lui porte, elle s’en est déjà rendue compte dans le tome précédent. Je ne vous parle pas non plus de l’intérêt que le jeune Sherlock lui porte. Non, elle se rend compte à quel point enquêter peut être dangereux, surtout si vos adversaires ne reculent devant rien pour parvenir à leur fin. Pour mettre un terme à une affaire vieille de vingt ans, ceux à qui elle s’oppose ne vont pas reculer face à trois gamins.
Ce troisième roman est intéressant dans le sens que le danger a cru d’un tome à l’autre. De plus, un nouveau personnage, surnommé l’ombre, apparaît en arrière-plan du récit et devrait prendre plus d’importance dans les tomes suivants – ou pas. Quant à Horatio Nelson, il ose dire ces quatre vérités à Irene : pour faire de son majordome un allié, encore faut-il pleinement le considérer comme tel, et non comme le gentil majordome de ses parents. En saura-t-on un jour plus sur lui ?
Il n’empêche : je commence la lecture du tome 4.

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