Archive | novembre 2018

Mauvais genre d’Isabelle Villain


Présentation de l’éditeur :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Merci à Joël, des éditions Taurnada, pour ce partenariat.

Mon avis :

J’aimerai vous dire : nous entrons directement dans le vif du sujet, mais ce serait un peu trop simple. Alors je vous dirai : nous sommes plongés dans une tragédie ordinaire, banale, quasi-quotidienne en quelques pages. Puis, des années plus tard, nous nous retrouvons plongés dans un autre drame, tout aussi sordide. Etre soi n’est pas simple, l’actualité nous le rappelle presque quotidiennement.
L’équipe qui enquête est déjà constituée quand débute ce roman. Elle est soudée, même si chacun de ses membres a un caractère bien trempé. Le commandant Rebecca de Lost sait ce qu’elle veut, que ce soit dans sa vie professionnelle ou dans sa vie personnelle. Ce n’est pas forcément le cas de tous les policiers, qu’importe ! Elle mène sa barque, et son enquête.
Ses enquêtes, plutôt. En effet, une ancienne affaire ressurgit, un tueur sorti du passé, bien qu’il n’ait pas fait parler de lui pendant sept ans – de là à dire qu’il accélère subitement la cadence pour rattraper le temps perdu, il est un pas que j’aurai presque envie de franchir. Presque.
L’intrigue est vraiment menée tambour battant, on ne s’ennuie pas du tout en suivant le parcours de chacun des personnages, leur questionnement. Des thèmes actuels, d’autres intemporels sont intégrés à l’intrigue sans que jamais l’on est l’impression que cela soit plaqué dans le récit.
Certains personnages resteront des énigmes, comme le personnage de Mélina, qui en cache certainement plus que ce qu’elle veut bien révéler au moment du dénouement. D’autres ont appris beaucoup, par contre, et pas toujours à leur avantage. Oui, je n’en dévoile pas trop, parce que le but est de vous donner envie de lire ce livre, pas de vous gâcher le plaisir de lecture. Vous l’aurez compris, les pages se tournent très rapidement, tant on a envie de savoir ce qui va se passer ensuite.
Je prendrai plaisir à retrouver le commandant Lost dans une prochaine intrigue.

Les inconnues de la Seine de Frédérique Molay

Présentation de l’éditeur :

Depuis les attentats, le commissaire Nico Sirsky, chef de la brigade criminelle de Paris, et ses hommes sont sous tension. Difficile de maintenir un semblant de vie ordinaire lorsque les effectifs réduits obligent l’équipe à enchaîner mission sur mission. Mais lorsqu’une jeune fille est enlevée en plein jour au cœur de la capitale, c’est tout l’équilibre précaire de leur quotidien qui bascule.
Confronté à un adversaire redoutablement intelligent et pervers, l’affaire va prendre un tour personnel pour Nico Sirsky, rattrapé par d’anciens démons qu’il croyait enterrés depuis longtemps. Commence alors une course effrénée contre la montre qui va mettre le commissaire au pied du mur et le pousser dans ses derniers retranchements.

Mon avis :

Je n’avais pas vraiment aimé le précédent opus des enquêtes du commissaire Sirsky, mais là, je dois dire que j’ai retrouvé ce qui, pour moi, faisait la force de cette série.
Nous retrouvons le commissaire Sirsky peu de temps après sa précédente enquête. Il accueille un nouveau membre dans son équipe, ou plutôt, il salue le retour d’un de ses anciens co-équipiers, qui a dû quitter la crim’ pour cause de jusqu’au boutisme – bref, toute ressemblance avec le commissaire n’est presque pas fortuite. L’arrivée de ce nouvel ancien membre n’est pas sans faire grincer des dents à ceux qui espéraient une promotion. Le commissaire veille à ce que tout se passe bien, je vous assure.
Il faut dire que l’affaire sur laquelle ils doivent enquêter est tout sauf facile : une jeune femme a été retrouvée torturée et assassinée, plusieurs jours après son enlèvement. Un autre corps est bientôt retrouvé, et l’accélération du rythme laisse craindre qu’elles ne sont que les premières. L’intrigue est solidement construite, montrant à quel point le travail d’enquête est avant tout un travail d’équipe, équipe qui tente, aussi, d’avoir une vie privée. Solidité de l’intrigue et multiplicité des points de vue : nous ne restons pas dans les bureaux, nous allons sur le terrain. Sont intégrés aussi des chapitres qui nous confrontent au tueur. Ce procédé est fréquemment utilisé et j’apprécie rarement qu’il le soit. Alors, pourquoi ici, cela ne m’a pas autant dérangé que dans d’autres livres lus ? Non, l’on ne s’habitue pas à la violence, et ce roman ne la cautionne pas. Justement, c’est peut-être cela : nous découvrons la névrose du tueur, nous sommes davantage du point de vue de ses victimes, nous sommes avec leurs souffrances avant d’être avec lui. Nous découvrons aussi comment il parvient à passer inaperçu, à manipuler, et là, ce n’est pas dérangeant, c’est inquiétant, puisque cela ne paraît pas si difficile que cela. Il est facile, aussi, de passer à côté d’indices, parce que, justement, tout paraît banal, ordinaire, dans une ville où l’extraordinaire a eu lieu. Les attentats ne sont pas loin, et les effectifs de la crim’ en souffrent – difficile de rester aussi efficace dans ses conditions.
Le passé est bien présent – et l’on sait à quel point vivre dans le passé n’est pas judicieux. Le commissaire lui-même n’a pas fait son deuil de la première affaire à laquelle il a été mêlé – parce que, quoi qu’on dise, on ne le fait jamais vraiment entièrement. De même, l’enquête est traversé par un mythe un peu oublié, celui de l’inconnue de la Seine, dont on parlait déjà dans Bérénice de Louis Aragon. L’inconnue de la Seine, ou le rappel des « divertissements » particuliers du XIXe siècle. Que de jeunes filles innocentes, dans les oeuvres littéraires, se sont données la mort, gardant à jamais cette innocence – la mort plutôt que le déshonneur, ce qui, finalement, arrange bien les hommes.
Au centre du roman, la famille : celles des policiers (oui, je sais, j’en ai déjà parlé), celles des victimes – un être humain est rarement seule au monde – celle du tueur – tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin.
Les inconnues de la Seine – un roman véritablement policier.

Les doigts rouges de Keigo Higashino

Présentation de l’éditeur :

Machara Akio est un homme ordinaire qui mène une existence ordinaire d’employé de bureau. Il vit avec sa femme, son fils et sa mère vieillissante. Un jour, il reçoit un appel de son épouse au travail. La chose est inhabituelle. La demande qu’elle lui fait l’est encore davantage : revenir immédiatement à la maison. Elle refuse de lui en dire plus mais la panique qu’elle entend dans sa voix le convainc de partir aussitôt. A son arrivée, sa femme lui apprend que leur fils, âgé de quatorze ans, a tué une fillette et que le cadavre gît dans le jardin…
Le lendemain, le corps de la petite victime est retrouvé dans les toilettes publiques. Alors que son père est mourant à l’hôpital, Kaga Kyoichiro prend en charge l’enquête. Son jeune cousin, fraîche recrue affectée à ses côtés s’étonne de la froideur implacable du limier que rien ne semble atteindre, ni l’agonie d’un proche ni les pires turpitudes de l’âme humaine. A travers lui, le lecteur observe, médusé, la mécanique insondable et parfaite d’un esprit policier.

Mon avis :

Les doigts rouges est un roman policier – oui, mais pas seulement. Les enquêteurs sont deux policiers méticuleux et surtout, profondément humains. Méticuleux, parce qu’ils recherchent les indices et suivent les pistes vers lesquelles ils les mènent. Profondément humains parce que, par delà l’horreur du crime commis, ils s’intéressent réellement aux personnes qui sont en face d’eux, que leur langage soit oral ou corporel : le corps parle beaucoup plus qu’on ne le croit.
Le lecteur a un avantage sur eux : il sait qui a tué. Il sait qui a aidé à cacher le corps, qui a tout mis en oeuvre pour protéger le coupable – quitte à orienter la piste vers une autre personne. Ce à quoi nous assistons, c’est la décomposition de la famille traditionnelle japonaise. La cause n’est pas à chercher dans les difficultés de la vie quotidienne, non, il est dans les petites lâchetés banales, que l’on couvre sous d’autres noms. La transmission parents/enfants n’est plus possible dès lors qu’un des maillons a été disqualifiés – tel Machara Akio, qui obéit en tout point à sa femme pour obtenir la paix dans la maison, ou plutôt une petite tranquillité quotidienne. Nous avons d’un côté le discours – et l’investissement total de sa femme dans sa maison et surtout, dans l’éducation de leur fils. Nous avons de l’autre la réalité.
Un roman passionnant et profond.

Boccanera de Michèle Pedinielli

Présentation de l’éditeur :

Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia – Diou – Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où des drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement alors que la solidarité envers les étrangers s’exerce en milieu hostile… Au milieu de ce western sudiste, Diou peut compter sur un voisin bricoleur, un shérif inspecteur du travail, et surtout une bonne dose d’inconscience face au danger.

Mon avis :

J’ai lu ce roman presque d’une traite – c’est dire à quel point je l’ai apprécié.
Bien sûr, ce serait facile de dire que c’était une lecture facile puisque je l’ai lu aussi facilement. Il n’en est rien.
Déjà, l’héroïne est hors norme. Si les femmes flics sont déjà peu représentées dans la littérature policière, que dire des femmes détectives privées ? Que dire aussi des femmes qui ont atteint la cinquantaine, et qui ont fait le choix – définitif – de ne pas avoir d’enfants, sans se justifier à tout bout de champs. Elle est restée proche de son ex-mari, policier, qui a mis fin à leur mariage pour cette raison, justement. Son travail de détective privé n’est pas toujours très exaltant, entre routine et opération franchement ennuyeuse. Seulement, l’affaire qui se présente à elle est différente. C’est Dan, son colocataire, oiseau de nuit, qui lui a trouvé ce client. Point positif : Diou n’a aucun préjugé, contrairement à d’autres enquêteurs, et le fait que Dorian veuille faire toute la lumière sur la mort de son compagnon, assassiné au cours d’un jeu érotique qui a mal tourné selon la police, est tout à fait dans ses cordes. Problème – et de taille : Dorian est assassiné à son tour, visiblement par le même assassin. Encore un jeu sexuel qui aurait mal tourné ? Les clichés ont désormais la vie dure, mais c’est tellement facile de foncer dans la première piste qui se présente !
Ce que j’ai aimé, c’est, en plus de la personnalité de Diou, la galerie de personnages haut en couleurs qui entoure la détective. Il y a Jo, son ex-mari, toujours prêt à l’aider, même s’il conserve sa mentalité d’enquêteur de police. il est aussi ses héros du quotidien, qui, tel monsieur Amédée d’un bon coup de marteau vous envoie un agresseur au tapis, voire au-delà. Il est des personnes aussi qui naviguent entre les deux, ni bons, ni réellement mauvais comme le frère de la seconde victime.
Et si le véritable personnage, c’était la ville de Nice, avec ses vieux quartiers, ses rues où il est parfois difficile de circuler, ses habitants et ses magouilles aussi ? Nice est au coeur de l’intrigue, qui n’aurait pu se passer ailleurs. Elle nous rappelle aussi qu’elle n’est pas loin de la frontière italienne, et qu’il est des personnes, humaines (ce n’est pas toujours un pléonasme) qui pensent à aider autrui.
Boccanera – un roman haut en couleurs qui vous plaira à condition de ne pas être frileux.

Au lycée des loups garous

Anatole Sganou gît – oui, on peut dire ça comme ça – sur le canapé de la salle de repos des lycéens garous.
Que faisait-il ? Et bien comme souvent, rien.
Sarah, autre transfuge du pensionnat des louveteaux, a bien sûr une idée sur la question :
– Mon cher Anatole, il faut absolument que tu sortes de ton apathie. Un tel manque d’activité est peu compatible avec ta future charge d’Alpha. Haut les coeurs !
Seul un très vague grognement lui répondit. L’enthousiasme de Sarah, portée par sa petite voix aigrelette, n’était pas pour motiver Anatole. Elle s’assit à ses côtés.
– Je sais ce qui te manque. L’écriture ! Pourquoi avoir cessé de tenir ton journal ? Je suis sûre que tu aurais des dizaines de faits passionnants à relater.
– Sarah, on t’a déjà dit que tu étais agaçante ?
– Depuis ce matin, tu es la troisième personne à me le dire. Maintenant, si tu as un peu de temps, je pourrais te dire avec précision combien de personnes me l’ont affirmé depuis le début de ce mois.
– Broumpf.
– Tu as motivé, révélé des dizaines de louveteaux pendant tes quatre années de collège. Ton journal a été le témoignage des heures les plus sombres du pensionnat. Maintenant que les jours s’éclaircissent, tu dois rester notre porte parole.
– Justement, dit Anatole en changeant un peu de position, il ne se passe plus rien. J’ai l’impression de tourner en rond dans ce que je raconte.
– Il est tout de même des phénomènes assez étranges, des pannes électriques,des portes qui claquent. Je suis certaine qu’il y a matière à enquêter.
Anatole en était nettement moins sûre.

Juliette à New York de Rose-Line Brasset

Présentation de l’éditeur :
Juliette à New York. En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveaux amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle!

Merci à Netgalley et aux éditions Kennes pour ce partenariat.

Mon avis :

Disons-le tout de suite : je ne suis pas le coeur de cible de ce livre. Il est plutôt destiné aux ados, à ceux qui rêvent de voyager, à ceux qui, peut-être, auront la chance d’aller à New York, à ceux qui ne l’auront pas, à ceux qui ont définitivement la phobie des avions ou de la foule (New York n’est pas une ville silencieuse) à ceux qui aiment la danse, les musées, ou tout simplement faire les boutiques.

Juliette est une ado sans gros problème, un peu lisse parfois, qui accompagne sa mère, journaliste, pour son reportage à New York. Du Québec à New York, il n’y a qu’un vol d’avion – et le livre est parsemé d’expression québécoise. Juliette découvre la ville, elle découvre aussi certains aspects moins glorieux du rêve américain. Bien sûr, on peut penser que Juliette vit beaucoup d’aventures durant son court voyage, dont la chronologie est soigneusement établie, mais je pense que l’enjeu du livre est aussi de montrer toutes les facettes de cette ville aux multiples visages, où la plus grande richesse côtoie l’extrême pauvreté – pour ne pas dire le sordide.

Ce roman, le premier d’une série, n’en reste pas moins fort sympathique. A faire découvrir et partager.

 

Bilan #4 du challenge polar et thriller 2018

Bonjour à tous

Il suffit d’une nuit d’insomnie et ça y est, le quatrième bilan du challenge Polar et thriller est là.

Il s’agit ici des lectures qui ont effectivement été partagées par les participants. J’espère n’en avoir oublié aucun. N’hésitez pas à me le signaler.

Pat0212   est troisième avec 40 lectures partagées. Belette notre cannibal lecteur est deuxième avec 63 lectures. L’organisatrice est, pour le quatrième mois consécutif, ce qui est très rare, première avec 75 lectures partagées.

Je vous laisse découvrir votre bilan personnel. Bonnes lectures !

Alexielle : 1 Juillet de sang de Joe R. Lansdale

Arieste (Imogène) : son billet de présentation Jeu d’ombres d’Ivan Zimberg

Belette : 1  Le coma des mortels : Maxime Chattam  2  Les fantômes de Manhattan : R. J. Ellory L’enfant de poussière [Le cycle de Syffe 1] de Patrick K. Dewdney  4 Nu couché sur fond vert de Jacques Bablon Sang famille : Michel Bussi Power : Michaël Mention 7 Malefico [Saga Marcus et Sandra 2] de Donato Carrisi 8 Et que le vaste monde poursuive sa course folle de  Colum McCann 9 Sagamore Noonan – Tome 1 – Le Bikini de diamants de Charles Williams  10 Ne lâche pas ma main de Michel Bussi 11 L’Affaire Mina Marten – Sherlock Holmes contre Conan Doyle de Bob Garcia 12 Parfois le loup d’Urban Waite  13 Kentucky straight de Chris Offutt 14  Sonora – Tome 1 – La vengeance de Jean-Pierre Pécau & Benoît Dellac 15  Blueberry – Tome 13 – Chihuahua Pearl de Jean-Michel Charlier & Jean Giraud 16 Les Tuniques Bleues – Tome 20 – Black Face de Raoul Cauvin & Willy Lambil 17 Les croix en feu de Pierre Pelot 18  Blueberry – Tome 14 – L’homme qui valait 500 000 $ de Jean-Michel Charlier & Jean Giraud 19 Lucky Luke – Tome 20 – Billy the Kid de Morris & René Goscinny 20 Knockemstiff de Donald Ray Pollock 21 Durango – Tome 14 – Un pas vers l’enfer d’Yves Swolfs & Thierry Girod 22 Le vent de la plaine d’Alan Le May 23 La dernière frontière d’Howard Fast 24 Les Tuniques Bleues – Tome 6 – La Prison de Robertsonville de Raoul Cauvin & Willy Lambil 25  26 Blueberry – Tome 15 – Ballade pour un cercueil de Jean-Michel Charlier & Jean Giraud 27 Femme de feu de Luke Short  28 Blueberry – Tome 16 – Le Hors-la-loi de  Jean-Michel Charlier & Jean Giraud 29 Blueberry – Tome 17 – Angel Face de Jean-Michel Charlier & Jean Giraud 30 Durango – Tome 15 – El Cobra d’Yves Swolfs & Thierry Girod 31 Durango – Tome 16 – Le crépuscule du vautour d’Yves Swolfs & Thierry Girod 32 L’étrange incident de Walter Van Tilburg Clark 33  Le cercle de Bernard Minier 34  Blueberry – Tome 18 – Nez cassé de Jean-Michel Charlier & Jean Giraud 35 La Jeunesse de Blueberry – Tome 16 – 100 dollars pour mourir de François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont 36 La jeunesse de Blueberry – Tome 17 – Le sentier des larmes de François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont 37 La jeunesse de Blueberry – Tome 17 – Le sentier des larmes de François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont 38  Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South de Christophe Arleston & Alessandro Barbucci 39 Ekhö monde miroir – Tome 8 – La Sirène de Manhattan de Christophe Arleston & Alessandro Barbucci 40 La jeunesse de Blueberry – Tome 18 – 1276 âmes de François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont 41 La Jeunesse de Blueberry – Tome 19 – Rédemption de François Corteggiani & Michel Blanc-Dumont 42 Blueberry – Hors-Série – Apaches de Jean-Michel Charlier & Jean Giraud 43 La servante écarlate de Margaret Atwood 44 Les larmes de la liberté / Fuir la colline aux esclaves de Kathleen Grissom 45  Black Butler – Tome 26 de Yana Toboso 46 Moriarty – Tome 1 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi 47 Les spectres de la terre brisée de S. Craig Zahler 48 Durango – Tome 17 – Jessie d’Yves Swolfs et Iko 49 Moriarty – Tome 2 de Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi 50 Des voleurs comme nous / Tous des voleurs d’Edward Anderson 51 Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ? Le premier hold-up aérien de l’histoire de Jon Marcello 52 Oliver Twist / Les Aventures d’Oliver Twist de Charles Dickens  53 Harry Potter – Tome 1 – Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling 54  Un Gentleman à Moscou d’Amor Towles 55 Cross de Marc S. Masse 56 Comme ton ombre d’Elizabeth Haynes 57 Dies irae – Les larmes de sang de Marie Nocenti 58 Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson 59 Dreamcatcher de Stephen King 60 La Mort selon Turner de Tim Willocks 61 Séance infernale de Jonathan Skariton 62 Allez tous vous faire foutre d’Aidan Truhen 63 L’habitude des bêtes de Lise Tremblay

Bookmaniac : 1 Les fils de la poussière d’Arnaldur Indridason

Frankie : son billet de présentation Amazonia de James Rollins 2 Stasi Block, tome 2 de Karin Müller par Davi Young

Ju lit les mots : son billet de lancement du Challenge Polars et Thrillers 2018 – 2019  1 Ahriman de Gwenn Ael 2 La faucheuse Tome 2 – Thunderhead : Neal ShustermanLe journal de ma disparition de Camilla GrebeLes heures rouges de Leni Zumas– Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique de Balli Kaur JASWAL 6 Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giebel2063 Sélection naturelle de Magali Cervantes 8 L’appât de Daniel Cole 9 La femme à la mort de Samuel Sutra 10 La rivière de l’oubli de Cai Jun 11 L’ile des absents de Caroline Eriksson 12 Sauvez-moi de Jacques Expert 13 – Les Détectives du Yorkshire – Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman 14 – Chicago Requiem : La Saga des Henderson de Carine Foulon 15 De la terre dans la bouche d’Estelle Tharreau 16 Nuit sans fin de Douglas Preston et Lincoln Child 17 Coupable(s) de Samuel Sutra 18 Les fantômes de Manhattan de R.J. Ellory 19 Le petit Lebanski de Stéphane Chamak 20 Les diables de Cardona de Matthew Carr 21 Apocryphe de René Manzor 22 Et ils meurent tous les deux à la fin de Adam SILVERA

La licorne : son billet de présentation Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman Dust de Sonja Delzongle  3 Les limbes – Olivier Bal  4 Intrigue à Giverny – Adrien Goetz  5 Nuit – Bernard Minier

Les lectures de Waylander : son billet de présentation Bien connu des services de police de Dominique Manotti L’honorable société par Manotti et Doa 3 Code 93 d’Olivier Norek la dame de reykjavik par Ragnar jonasson. 5 Il était une fois l’inspecteur Chen de Qiu Xiaolong 6 Territoires d’Olivier Norek

Litterama dit : :

Le livre d’après : Les ombres de Montelupo, Valerio Varesi.

Livre d’un jour : son billet de présentation Cyanure de Laurent Loison Cirque mort de Gilles SebhanFemme sur écoute de Hervé Jourdain 4  L’été circulaire de Marion Brunet  5 L’île au rébus de Peter May 6 Qaanaaq de Mo Malo

Lorence : son billet de présentation 1 Le diable sur les épaules De Christian Carayon 2 Un innocent à l’Old Bailey d’Anne Perry 3 Les arbres en hiver de Patrick Eris 4 Nid de vipères d’Andréa Camilleri.5 5) La grande révolte de Paul Doherty, 6 De sinistre mémoire de Jacques Saussey 7 Une illusion d’optique de Louise Penny 8 Le beau mystère de Louise Penny 9 La faille en toute chose de Louise Penny 10 Hotel du grand cerf de Franz Bartelt

Manika : 1 Mad de Chloé Esposito 2 La daronne d’Hannelore Cayre 3 De fièvre et de sang de Sire Cédric

Martine (Montalbano) : 1 La quiche fatale, la première enquête d’Agatha RaisinRemède de cheval de MC Beaton, la seconde enquête d’Agatha Raisin  Il divo di Ballaro, de Gian Mauro Costa, éditions Sellerio Pas de pot pour la jardinière, Agatha Raisin tome 3 de MC Beaton  Il primo caso di Agatha Raisin Mortelle randonnée, tome 4 d’Agatha Raisin de MC Beaton 7 Sara che aspetta de Maurizio De Giovanni 8 L’allieva d’Alicia Gazzola 9 « Macchie gialle » d’Esmahan Aykol   10 Quando viene settembre d’Alicia Gimenez Bartlett 11 Les disparus de la lagune de Donna Leon 12 Crociata Veneziana de Maria Luisa Minarelli 13 Joyeux Noël Rocco ! d’Antonio Manzini 14 La rete di protezione d’Andrea Camilleri 15 Ottobre in giallo a Milano de Francesco Recami

Pat0212 de l’île aux 30 polars: 1 Le capuchon du moine, d’Ellis Peters  L’assassin des ruines, de Cay Rademacher 3  The edge of nowhere 1 : Saratoga Woods, d’Elizabeth George  4  The edge of nowhere Tome 2 l’île de Nera, d’Elizabeth George The edge of nowhere T3 les flammes de Whidbey, d’Elizabeth George Millénium T1 Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson  7 Les soldats de l’aube, de Deon Meyer Portées disparues, de Lalie Walker 9 La pyramide de glace, de Jean François Parot  10 Le silence de minuit, de Denise Mina 11 Azazel  de Boris Akounine 12 Sans faille, de Valentin Musso13 La foire de saint Pierre, d’Ellis Peters 14  Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson 15 Rue des boutiques obscures, de Patrick Modiano 16  Les saisons de la solitude de Joseph Boyden 17  L’affaire de l’homme à l’escarpin, de Jean-Christophe Portes 18  Le moineau du sanctuaire, d’Ellis Peters 19 Tu ne manqueras à personne, d’Alexis Aubenque 20 Le miroir des âmes, de Nicolas Feuz 21 Le Sphinx du laurier rose, d’Edith Habersaat 22 Les marécages, de Joe R. Landsdale 23  Dix petits nègres, d’Agatha Christie 24 L’affaire des corps sans tête, de Jean-Christophe Portes  25 Incontrôlable, de James Patterson & David Ellis  26 L’autre Mrs Parrish, de Liv Constantine   27  Le mystère de l’arche sacrée, de Michael Byrnes 28 Crimes en toutes lettres, de Sophie Hannah 29 L’or de Malte, de Jacques Sudre 30 Le retour d’Arsène Lupin, de Frédéric Lenormand 31 La rivière de l’oubli, de Cai Jun 32 La petite fille du phare, de Christophe Ferré 33 Par accident, de Harlan Coben 34 A malin, malin et demi, de Richard Russo 35 Meurtre au presbytère, de Jean-Yves Tournié 36 L’horreur du West End, de Nicholas Meyer 37 Promenons-nous dans ce bois, de Nele Neuhaus  38 Le grimoire de l’ange, d’Alfredo Colitto 39 Carnaval noir, de Metin Arditi 40 L’Apothicaire, de Henri Loevenbruck

PatiVore : son billet de présentation 1 À la poursuite de l’Atlantide (une aventure de Wilde et Chase, 1) d’Andy McDermott (Bragelonne, 2018, Angleterre) 2 La 25e heure (première enquête) de Feldrik Rivat (L’homme sans nom, 2015, France) 3 Le Chrysanthème noir : seconde enquête de la 25e heure de Feldrik Rivat (L’homme sans nom, 2016, France) 4 Le tombeau d’Hercule (une aventure de Wilde et Chase, 2) d’Andy McDermott (Bragelonne, 2018, Angleterre) 5 Apparences de Lydia Le Fur (auto-édition, 2017, France) 6 Éclosion d’Ezekiel Boone (Actes Sud, 2018, États-Unis) 7 Infestation d’Ezekiel Boone (Actes Sud, 2018, États-Unis)

ruedupetitvillage  (Miss Marple) :1 La chanson des enfants perdus de Béatrice Bottet 2 L’affaire Bluewaters de Béatrice Bottet 3 Recette d’amour et de mort de Sally Andrews 4 Panique au manoir de MC Beaton 5 L’éventail de madame Li, tome 4 de penelope Green de Béatrice Bottet

Sandrion : son billet de présentation 1 2 et 3 : Sous la glace, le mois le plus cruel, Défense de tuer de Louise Penny 4,5 et 6 Révélation brutale, enterrez vos morts et illusion d’optique de Louise Penny  7, 8 Le beau mystère, la faille en toute chose de Louise Penny 9 Guerre sale de Dominique Sylvain 10 Rendez-vous au 10 avril de Benoît Sévérac 11 Un long retour de Louise Penny

Syl : 1 La dernière fille de Riley Sager 2 Malefica d’Hervé Gagnon 3 « La dame en noir » de Susan Hill 4 « Chasseur noir – T1 » de Michel Honaker

Sharon : 1 Dérapages de Danielle Thiéry 2 Tabous de Danielle Thiéry La fille de femme-araignée d’Anne Hillerman 4 Meurtres sur la Madison de Keith McCafferty Madame Courage de Serge Quadruppani Cyber China de Qiu Xiaolong Le témoignage du pendu d’Ann Granger Nu couché sur fond vert de Jacques Bablon Panique au manoir de M.C. Beaton 10 Coyote attend de Tony Hillerman 11 Charlie Moon, tome 6 : Grand-mother spider 12 Wiggins et la nuit de l’éclipse de Béatrice Nicodème 13 Crime à l’heure du Tay de John-Erich Nielsen 14 La ferme aux poupées de Wojciech Chmielarz  15 Le rocher avec des ailes d’Anne Hillerman 16 Spada de Bogdan Teodorescu  17 Le bonhomme de neige de Jo Nesbo 18 La femme à la mort de Samuel Sutra 19 Tout autre nom de Craig Johnson 20 Vacances tous risques : Agatha Raisin tome 6 de MC Beaton. 21 Les clowns sacrés de Tony Hillerman 22 Nuit sans lune au Waziristan de S. Mauloof 23 Sale temps pour les sorcières de MC Beaton 24 Un dossard pour l’efer de Jean-Christophe Tixier 25 Le suivant sur la liste de Manon Fargetton 26 Pour le meilleur et pour le pire de MC Beaton 27 7 jours de Deon Meyer 28 Le brouillard tombe sur Deptfort d’Ann Granger 29 Black out de Cécile Delarue 30 Le mystère de l’abbaye de Christine Vauchel 31 Dieu qui parle de Tony Hillerman 32 Un assassin de qualité d’Ann Granger. 33 Dans la cage de Kevin Hardcastle 34 Le suivant sur la liste, tome 2 : la nuit des fugitifs de Manon Fargetton 35 Une rançon pour Bichon de Christian Grenier 36 La tête sous l’eau d’Olivier Adam 37 L’homme sans passé de Robert Crais 38 Faux amis de Linwood Barclay 39 Mort au grand largue de John Erich Nielsen 40 En vrille de Deon Meyer 41 Une affaire d’hommes de Todd Robinson 42 Retour à River Falls d’Alexis Aubenque 43 Crime en toutes lettres de Sophie Hannah 44 Artifices de Didier Fossey 45 Psychologues du crime d’Emma Oliveira-Christiaen; Florent Gathérias 46 Une lame de lumière d’Andrea Camilleri 47 Zone d’anomalie d’Andriy Kokotukha 48 Mortelle protection de Robert Crais 49 Le bikini de diamants de Charles Williams 50 L’ange traqué de Robert Crais 51 Orcades en eaux troubles de John Erich Nielsen 52 Alex a la mémoire qui flanche de Claire Delille 53 Les morsures du froid de Thomas O’Malley et Douglas Graham Purdy 54 La villa du sommeil de Caroline Quine 55 Arsène Lagriffe nage dans le brouillard de Jennifer Gray 56 Hercule, chat policier – Pièges à la gym ! de Christian Grenier 57 L’autre Mrs Parrish de Liv Constantine 58 Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child 59 Meurtre à la sauce cajun de Robert Crais 60 Ligne de myrrhe d’Yves Corver 61 Où les roses ne meurent jamais de Gunnar Staalesen 62 Les aventures du jeune Jules Verne, tome 2 : le phare maudit 63 Jusqu’à l’os de Bruce DeSilva  64 Les ombres de Montelupo de Valerio Varesi 65 Dura Lex de Bruce DeSilva 66 Les suppliciés du Rhône de Coline Gatel 67 Coyote de Robert Crais 68 La conspiration Hoover de Steve Berry 69 Metzger sort de son trou de Thomas Raab 70 Le droit du sang de Marcia Clark 71 L’oeil du totem de John-Erich Nielsen 72 Le dernier détective de Robert Crais 73 le clou de la saison de John Crosby 74 Agatha Raisin, tome 13 : chantage au presbytère de M.C. Beaton 75 Nid de vipères d’Andrea Camilleri

La conspiration Hoover de Steve Berry

Présentation de l’éditeur :

De conspirations occultes en révélations explosives : Cotton Malone défie l’histoire officielle !
2000. Officier de marine, Cotton Malone est recruté par le ministère de la Justice pour récupérer au fond des mers une pièce de collection extrêmement rare. Celle-ci doit servir de monnaie d’échange pour obtenir d’un ancien opérationnel de la CIA des dossiers secrets relatifs aux agissements occultes du FBI dans les années 1960.

Merci aux éditions Le Cherche-Midi pour ce partenariat.

Mon avis :

Avec la lecture de ce roman, je renoue avec le personnage de Cotton Malone, héros dont je n’avais plus lu les aventures depuis 2014. Ce roman nous permet d’assister à ses débuts d’agent, tempérés par le recul du temps : c’est le Cotton d’aujourd’hui qui regarde celui d’hier, qui regarde aussi le chemin qu’il a dû parcourir, le chemin qu’il a dû faire et les erreurs qu’il a commises depuis ce jour – ou comment, dans ce métier, une simple erreur de jugement peut faire la différence entre la vie et la mort.

Cette première mission est menée sur les chapeaux de roue, et nous mènera aux quatre coins de la Floride, y compris dans un célèbre parc d’attraction à la gloire d’une célèbre souris – avec quelques pirates au passage – où le conflit trouvera son point d’orgue. Elle mène surtout Cotton Malone à ré-enquêter sur un des assassinats les plus marquants des années 60 : celui de Martin Luther King. J’ai eu l’impression, peut-être  à tort en cette année 2018, que l’on n’avait pas tant parlé que cela du cinquantième anniversaire de sa mort – parce qu’il n’y a rien à fêter, me dira-t-on. Parce que, aujourd’hui encore, l’on voit que le racisme est encore bien présent, que ce soit dans la société américaine ou ailleurs. On oublie. On oublie que Martin Luther King était un homme, avec ses failles, ses faiblesses, un homme avec une ligne de conduite qui n’était pas si simple à tenir : la non-violence, jusqu’au bout, là où d’autres auraient voulu la lutte armée, là où d’autres soutenaient la guerre du Vietnam. Ce livre permet aussi de redécouvrir, dans un contexte où la violence est toujours présente, son tout dernier discours, toujours tendu vers un but : la paix.  Et à lire l’aventure de Cotton, ce n’est pas franchement évident.

Autre figure historique que nous croisons dans ce roman : celle d’Edgar Hoover, presque comme une antithèse de Martin Luther King. Certains de ses hauts faits sont rappelés, et l’on aimerait qu’ils ne soient qu’inventés – voir, comme exemple, son acharnement envers l’actrice Jean Seberg. Même si l’intrigue est pleine de rebondissements, même si Cotton Malone a de la chance et trouve toujours la solution pour s’en sortir (la chance du débutant ?), il faut reconnaître que les aspects sombres dominent cette intrigue et pourraient se résumer en une phrase : jusqu’où est-on prêt à aller pour garder un secret ?

PS : n’oubliez pas de lire les notes finales de l’auteur, qui apportent un éclairage important sur ce roman.

 

Lux, tome 2 : Onyx de Jennifer Armentrout

Présentation de l’éditeur :

En Virginie-Occidentale, la vie de Katy a changé depuis sa rencontre avec Daemon et Dee Black. Les jumeaux sont beaux et charmants mais pas tout à fait humains. D’ailleurs, le département de la Défense s’intéresse à Daemon. Par ailleurs, Katy a des visions et un garçon mystérieux prétend pouvoir l’aider.

Mon avis :

J’ai mis trois ans entre la lecture du tome 1 et celle du tome 2. Je disais à l’époque que le livre surfait sur la vague Twilight. je le pense toujours, au point de me dire qu’il faudrait peut-être que je relise le tome 1 de Twilight – huit ans que je l’ai lu, après tout – si ce n’est que les vampires sont remplacés par les extraterrestres.
Nous sommes toujours dans une bourgade perdue de Virginie Occidentale, une ville où tout le monde se connaît, où les ragots vont bon train. Katy en est la cible depuis le dernier bal, à son corps défendant. Heureusement, elle a ses amies pour la soutenir, les nombreux livres qu’elle reçoit pour passer le temps – elle est blogueuse littéraire – et une mère toujours débordée par son travail – elle est la grande absente du roman. Katy a aussi le béguin pour le beau gosse du lycée, avant qu’un nouvel arrivant ne change la donne.
Ce pourrait être une romance, que dis-je, romance, une bluette adolescente, qui se passe le plus souvent dans son lycée –  quel bonheur de lire le récit de ses cours et de ses pauses déjeuner pendant lesquels il ne se passe pas grand chose. Je me suis demandée en le lisant si le fait que je me sente autant irritée tenait à mon âge. Je ne crois pas : à seize ans, j’aurai découvert ce livre qu’il m’aurait tout autant irrité. Les dialogues sont le plus souvent creux – des bavardages d’adolescents sans intérêt. Et si j’aime à dire que la pédagogie est à base de répétition, je peux dire que je suis servie : quand j’ai appris une information trois fois, je crois que ça y est, c’est bon, j’ai compris. De même, le personnage de Daemon qui se trompe à chaque fois dans le prénom de son rival… Quand c’est la Castafiore, c’est drôle – après tout, si Haddock n’avait pas bégayé en se présentant, on n’en serait pas là. De la part de Daemon, c’est simplement le mépris (ou l’excès de testostérone) du garçon jaloux de son rival. Agaçant.
On me souffle dans l’oreille que Daemon est censé avoir atteint la maturité de son espèce. Mauvaise nouvelle : cela ne se voit pas du tout. Il en semble pas avoir tiré du tout les leçons de son douloureux passé. le fait de s’exposer, le fait d’utiliser la violence (qui ne résout rien, faut-il vraiment le rappeler ?) ne va pas arranger les problèmes que lui et Katy ont déjà. Ils devraient faire exactement le contraire – et après, ils se demandent pourquoi les catastrophes leur tombent dessus, plus fréquemment que la pluie en Normandie.
Oui, je n’apprécie pas Daemon, qui ressemble à un ado sûr de lui et décérébré – avec des pouvoirs en plus. Je n’apprécie pas non plus Katy, qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut et qui est d’une incroyable naïveté. Elle est une fille, soit, mais une fille incapable d’imposer ses choix, peut-être aussi parce qu’elle n’en a pas. Elle me semble entièrement dépendante des autres, incapable de se prendre en main tout simplement, et ce qu’elle a vécu dans le précédent épisode ne justifie pas tout. Elle est capable de parler pour ne rien dire, elle est aussi capable d’être très juste, pourquoi l’est-elle si rarement ? Les mots étaient le plus puissant des instruments. Simple et souvent sous-estimé. Ils avaient la capacité de guérir. De détruire.
Le tome 2 se termine sur un coup de théâtre, qui n’a pas été sans me rappeler la fin d’un des volumes de Percy Jackson. Je spoile à peine, puisque je ne dis pas à quel tome je fais référence. Cependant, Percy Jackson et ses compagnons sont à mes yeux plus complexes que Katy, Daemon et les leurs.

Metzger sort de son trou de Thomas Raab

Présentation de l’éditeur :

Willibald Adrian Metzger, restaurateur de meubles anciens, n’a pas vraiment le profil du héros. Il ne boit pas de café, s’évanouit quand il sent de la fumée de cigarette, n’a ni voiture ni téléphone portable et a un faible pour les femmes plus âgées. Moqué pour son nom de famille (le « charcutier ») et pour sa timidité, il traverse la vie pour ainsi dire enfermé dans son atelier avec sa bouteille de rouge. Pourtant lorsqu’en traversant un parc enneigé, il tombe sur le cadavre d’un homme éborgné, le pacifique Willibald n’a d autre choix que de se mettre à enquêter, d’autant que la victime ne lui est pas inconnue : Felix Dobermann, son bourreau du temps de la cour de récré.

Mon avis :

Si, comme moi, vous aimez les romans policiers hors-norme, alors ce livre est fait pour vous. Nous trouvons bien un commissaire de police – disons qu’il n’est pas très vigoureux. Il pourrait presque passer pour un enquêteur dilettante. Il a connu, dans sa jeunesse, un restaurateur de meubles Metzger : ils étaient en quelque sorte des condisciples.  Metzger a un léger problème : il est tombé sur le cadavre de son ennemi d’adolescence. Problème : le cadavre a disparu. Pourtant, Metzger est sûr de lui, de son fait : Dobermann a bien été assassiné. Par qui ? Pourquoi ? Le voilà obligé de replonger dans son passé, lui qui a plutôt été l’éternelle victime des autres lycéens.
Victime, oui, mais la tête haute : Willibald a subi ce qui lui arrivait presque avec indifférence, lui qui ne voulait pas que sa mère, divorcée, s’en fasse encore plus pour lui. Son métier ne ravissait pas son père. Qu’importe ! Lui est heureux de ce qu’il fait, même si, parfois, une, deux, trois bouteilles accompagnent sa soirée.
Renouer avec le passé, c’est remuer ce que d’autres n’auraient pas voulu qui le soient. Revoir leur ancienne victime ne leur fait pas forcément plaisir – et s’il cherchait à se venger ? La mesquinerie ne vieillit pas, finalement. Metzger en apprend surtout beaucoup sur l’actuelle victime ignorée : Dobermann. Violeur, meurtrier, il est sorti de prison à cause d’une attaque cérébrale. Certains diront que la justice divine existe. Un autre (Metzger) voudra, vingt ans plus tard, avoir le coeur net sur ce qui s’est passé vingt ans plus tôt. Il va mener l’enquête, et au fur et à mesure des pages, il montera en puissance, disant quelques vérités au passage. Certains sont prêts à les entendre, un(e) autre est plutôt prêt(e) à le faire taire.
Au milieu de toutes ses rencontres, il en est une qui marquera Metzger : celle de Danjela, femme du concierge à son époque, veuve du concierge désormais – ils s’étaient unis pour permettre à la jeune femme de rester en Autriche. Elle n’a pas changé en vingt ans, et elle est une des rares personnes en qui Willibald puisse avoir totalement confiance.
Un polar hors norme pour un enquêteur hors-norme.