Archive | 24 novembre 2018

Ceux qui vont mourir te saluent de Fred Vargas

Présentation de l’éditeur :

A priori, tous les dessins de Michel-Ange ont été répertoriés. Et lorsque l’un d’eux fait une apparition discrète sur le marché, il y a tout lieu de supposer qu’il a été volé. Le plus incroyable, c’est que celui qui est proposé à Henri Valhubert, célèbre expert parisien, provient probablement du Vatican!
Qui se risquerait à subtiliser les trésors des archives papales? L’affaire se complique lorsque Valhubert est assassiné, un soir de fête, devant le palais Farnèse.
Instantanément, les soupçons se portent sur le fils de la victime. Ce dernier fait partie d’un curieux triumvirat d’étudiants, aux surnoms d’empereurs: Claude, Néron et Tibère. En résidence à Rome depuis plusieurs années, tous trois entretiennent des liens singuliers avec la veuve de Valhubert. Une femme au charme envoûtant et dont le passé comporte quelques zones d’obscurité…

Mon avis :

Je conclus mon challenge ABC polar avec ce titre, et je ne peux que constater mon lent désamour pour l’oeuvre de Fred Vargas. Pourtant, j’avais beaucoup aimé ces romans, je guettais la parution de chaque titre. Aujourd’hui, je ne sais si un autre roman de la saga Adamsberg paraîtra un jour, je sais simplement que je ne le lirai certainement pas.
Dans les bois éternels reste mon titre préféré à ce jour. Puis est venu l’armée furieuse, qui se déroulait en Normandie. L’on a eu beau m’affirmer que la Normandie reflétée dans ce roman existait bien, y compris à notre époque, je ne reconnaissais pas ma Normandie, celle dans laquelle j’avais grandi et qui était pourtant, elle aussi, une Normandie des petits villages. Temps glaciaires ne m’avait qu’à moitié plu, certaines outrances m’ont dérangé – et je préférai l’Islande d’Indridason. Plus vint Quand sort la recluse, que je n’ai jamais terminé, les raisons personnelles ont fait qu’il est resté figé depuis mai 2017.

J’ai relu aussi Pars vite et reviens tard, parce que je voulais le faire étudier à mes élèves. Et là, sous leur questionnement, c’est comme si toutes les incohérences du livre me sautaient à la figure. Pour aimer un livre, il faut encore croire à son univers.

Je suis donc revenu à un des tous premiers titres de Fred Vargas, qui nous revoit à l’univers des évangélistes sans que ce soit eux les héros. Ce sont trois garçons qui sont quasiment leur version brouillonne. Le texte est très érudit. Les trois personnages, très soudés, sont comme autant de charmants dilettantes que je n’aurai pas aimé côtoyer dans la vie. Les joutes oratoires dans lesquelles il faut montrer son bel esprit pour contrer l’adversaire ne m’intéresse guère.

Puis, il y a la femme fatale. La veuve, pour tout dire. Elle et ses problèmes semblent venir d’un autre temps, et je n’ai guère envie de m’attendrir. En rédigeant cet avis, je me rends compte que je ne me souviens même pas de l’enquêteur alors que, huit ans après sa lecture, je me souviens encore très bien du Rovère de Thierry Jonquet. Ou alors, il n’est pas de policiers officiels dans Ceux qui vont mourir te saluent (j’en doute fort).

Bref, une ultime incursion dans l’oeuvre de cette auteur française.